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Le Mexique condamne la «cruelle et inhumaine» séparation des familles

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Plus de 2300 enfants et jeunes migrants ont été séparés en cinq semaines de leurs parents accusés d'avoir franchi illégalement la frontière des États-Unis.

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Agence France-Presse
Mexico

Le ministre mexicain des Affaires étrangères Luis Videgaray a condamné mardi la «cruelle et inhumaine» séparation des familles de migrants qui entrent clandestinement aux États-Unis, découlant de la politique de Donald Trump de «tolérance zéro» face à l'immigration illégale.

«Je veux au nom du gouvernement et du peuple mexicain exprimer la plus catégorique et énergique condamnation de cette politique cruelle et inhumaine», a déclaré le ministre en conférence de presse.

«Nous lançons un appel au gouvernement américain, au plus niveau, pour qu'il reconsidère cette politique et donne priorité au bien-être et aux droits des petits garçons et petites filles, indépendamment de leur nationalité et de leur situation migratoire» a souligné M. Videgaray.

«Nous ne pouvons pas rester indifférent» a-t-il ajouté.

Plus de 2300 enfants et jeunes migrants ont été séparés en cinq semaines de leurs parents accusés d'avoir franchi illégalement la frontière des États-Unis, selon des chiffres actualisés lundi par l'administration Trump qui montrent une accélération de cette pratique.

Le Guatemala a lui aussi exprimé mardi sa «préoccupation» face aux séparation de familles arrivant clandestinement aux États-Unis.

La ministre guatémaltèque des Affaires étrangères, Sandra Jovel, a précisé à la presse qu'au moins 465 enfants en provenance du Guatemala sont actuellement séparés de leur famille après avoir franchi clandestinement la frontière américaine.

Le Chili aussi, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Roberto Ampuero, a dénoncé mardi la politique de «tolérance zéro» du président Trump.

Dans un communiqué publié le 18 juin au Vatican, à l'issue d'une conférence entre le Saint-Siège et le Mexique sur la question de la migration internationale, l'on déplore que les enfants sont «ceux qui souffrent le plus des conséquences de la migration forcée». Le communiqué ne fait pas de référence directe à l'actuelle politique américaine en matière de migration.

Les quatre anciennes Premières dames américaines toujours vivantes, et l'actuelle, Melania Trump, se sont elles toutes déclarées choquées que des enfants soient arrachés à leurs parents.

Rosalynn Carter, femme de Jimmy Carter, a parlé d'une mesure «déshonorante», faisant «honte à l'Amérique», et Laura Bush, épouse de l'ancien président républicain George W. Bush, l'a qualifiée d'«immorale».

Les médiateurs des droits de l'homme du Mexique, de Colombie, d'Équateur, du Guatemala et du Honduras ont demandé à la Cour interaméricaine des droits de l'homme d'intervenir pour stopper cette politique «dangereuse».

Malgré le tollé, le président Donald Trump revendique sa fermeté extrême aux frontières au nom de la «tolérance zéro», affirmant qu'il ne laissera pas les États-Unis devenir «un camp pour migrants».

L'ONU a dénoncé lundi une politique «inadmissible» et «cruelle».




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