Les détenus qui avaient pris en otage plus de 50 gardes de sécurité et d'autres employés d'une prison du Venezuela, plus tôt ce mois-ci, en ont libéré plus d'une vingtaine à l'issue de négociations, ont fait savoir les autorités vénézuéliennes.

ASSOCIATED PRESS

Les prisonniers du pénitencier Tocuyito, dans le centre du nord vénézuélien, retenaient toujours captifs 26 employés de la prison lundi, a fait savoir l'administrateur de la prison régionale Reinaldo Rangel.

Cette impasse a une fois de plus aggravé les tensions dans un système carcéral aux prises avec de sérieux problèmes de surpopulation, où les armes et la drogue sont monnaie courante. Les prisonniers y font des prises d'otage de façon périodique afin d'obtenir des concessions de la part des autorités.

M. Rangel a d'abord confirmé la libération de 25 otages dimanche dans une allocution, la plus détaillée à avoir été donnée par un représentant gouvernemental depuis le début des prises d'otage, le 14 octobre, près de la ville de Valencia.

Les détenus ont accepté de relâcher les captifs après que les autorités aient consenti à transférer 30 prisonniers vers d'autres centres, a expliqué M. Rangel. Les prisonniers ont aussi demandé l'amélioration des conditions dans les prisons, ainsi que le transfert d'environ 50 détenus vers des centres plus près de leur famille et des tribunaux qui entendent leur cause, a souligné Carlos Nieto, un avocat et militant pour les prisonniers.

M. Rangel a par ailleurs indiqué que les négociations avec les détenus se poursuivaient. Parmi les employés toujours captifs figurent 22 femmes et quatre hommes, et aucun d'entre eux n'a été blessé, a ajouté M. Rangel. Quelque 17 gardiens de prison et huit employés administratifs ont été libérés.