(Washington) Le ministère américain de la Défense a indiqué lundi qu’un membre d’une milice pro-Iran avait été tué et deux autres blessés dans le raid de la semaine dernière contre un point de passage en Syrie.

Agence France-Presse

Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, n’a pas mentionné d’éventuelles victimes civiles, mais a indiqué que neuf bâtiments avaient été détruits dans ce raid près de Boukamal, non loin de la frontière entre l’Irak et le Nord-est syrien.

L’armée américaine a dit que cet emplacement était utilisé par des groupes armés irakiens soutenus par l’Iran.

« Nous croyons qu’il y a probablement eu un milicien tué et deux blessés », a dit M. Kirby. « Nous allons continuer à évaluer la situation […] et si cela change, nous vous tiendrons au courant », a-t-il ajouté.

Mise en garde à l’Iran

Le raid, première opération du genre de l’administration de Joe Biden, a été mené en signe d’avertissement après une série d’attaques antiaméricaines en Irak.

Cela a été fait dans deux objectifs : leur retirer ce complexe qu’ils utilisaient comme point d’entrée et de contrôle, de la Syrie vers l’Irak. Et deuxièmement, pour envoyer un message très fort selon lequel nous n’allons pas tolérer d’attaques contre nos ressortissants et nos partenaires irakiens.

Le porte-parole du Pentagone, John Kirby

Peu après l’attaque de vendredi, menée avant l’aube, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) avait indiqué qu’« au moins 22 combattants de milices irakiennes pro-Iran avaient péri, tous membres du Hachd al-Chaabi », coalition de paramilitaires intégrée à l’État irakien depuis des mois.