(Paris) Le monde, confronté depuis décembre dernier à la pandémie de COVID-19, a franchi dimanche deux seuils symboliques, avec plus d’un demi-million de morts et 10 millions de cas d’infection annoncés.

Simon MALFATTO et l'équipe data de l'AFP
Agence France-Presse

Selon un comptage de l’AFP à partir de sources officielles, 500 390 décès et 10 099 576 cas étaient officiellement recensés dimanche à 18 h.

Le nombre des décès recensés dans le monde a doublé en un peu moins de deux mois (250 000 le 5 mai) et 50 000 décès supplémentaires ont été enregistrés ces 10 derniers jours.  

Le nombre de cas déclarés dans le monde a lui doublé depuis le 21 mai et plus d’un million de nouveaux cas de COVID-19 ont été détectés sur les six derniers jours.  

L’Europe est le continent comptant le plus de décès (196 086 pour 2 642 897 cas), suivi de la zone États-Unis/Canada (134 315, 2 642 754), de l’Amérique latine et des Caraïbes (111 640, 2 473 164), l’Asie (33 107, 1 219 230), le Moyen-Orient (15 505, 730 977), l’Afrique (9604, 381 396) et l’Océanie (133, 9158).

Les États-Unis sont eux le pays le plus touché, tant en nombre de décès (125 747) que de cas (2 539 544). Bien que le nombre de décès quotidien ait légèrement diminué en juin par rapport au mois précédent, la contagion progresse dans 30 des 50 États américains, notamment dans les plus grands et les plus peuplés du Sud et de l’Ouest : la Californie, le Texas et la Floride.

Les projections actuelles de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) prévoient que le pays pourrait compter 150 000 décès à la mi-août.  

Le nouveau coronavirus a d’abord frappé de plein fouet la Chine et une partie du reste de l’Asie, a ensuite durement touché l’Europe à partir de mars, puis s’est rapidement propagé aux États-Unis. Mais l’épicentre de la pandémie se situe désormais en Amérique latine et notamment au Brésil, où depuis fin mai les bilans quotidiens dépassent régulièrement 1000 décès recensés en 24 h.

PHOTO CESAR VON BANCELS, AGENCE FRANCE-PRESSE

Un homme plante une croix sur la tombe d'un proche mort des suites de la COVID-19, samedi près d'Iquitos, au Pérou.

Sur les sept derniers jours, près de la moitié des nouveaux décès enregistrés dans le monde l’ont été dans la région. Le continent a également dénombré plus de 400 000 nouveaux cas de contamination sur la même période, soit plus du tiers des contaminations recensées en une semaine dans le monde (plus de 1,1 million).

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 57 622 morts pour 1 344 143 cas, le Royaume-Uni avec 43 550 morts (311 151 cas), l’Italie avec 34 738 morts (240 310 cas), et la France avec 29 778 morts (199 343 cas).

Parmi les pays les plus touchés, la Belgique compte le plus de morts rapportés à sa population, avec 84 décès pour 100 000 habitants, devant le Royaume-Uni (64), l’Espagne (61), l’Italie (57) et la Suède (52).

Tous ces bilans ne reflètent toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations. Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) américains estiment ainsi de l’ordre de 10 fois plus le nombre d’Américains ayant été contaminés, soit plus de 20 millions de personnes, ce qui représente entre 5 et 8 % de la population.