(Ottawa) Le Canada s’est officiellement joint à une coalition franco-allemande visant à préserver l’ordre mondial international de la destruction par divers dictateurs et autocrates du monde — et par le président américain Donald Trump.

Mike Blanchfield
La Presse canadienne

Cette initiative s’inscrit dans les efforts actuels du gouvernement pour renforcer la coopération internationale à une époque de déclin du leadership américain et du mépris déclaré de Donald Trump pour les institutions créées après la Seconde Guerre mondiale, notamment le G7, l’Organisation mondiale du commerce et les Nations unies.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a offert l’appui du Canada à l’Alliance pour le multilatéralisme lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Dinard, en France, au début du mois.

Le Japon a également rejoint la nouvelle alliance lors de la réunion et Mme Freeland a marqué le moment sur Twitter en affichant une photo d’elle avec Jean-Yves Le Drian, Heiko Mass et Taro Kono, ses homologues français, allemand et japonais.

« Plusieurs des plus grands défis actuels sont mondiaux et ne peuvent être résolus que lorsque nous travaillons ensemble. C’est pourquoi le Canada travaille de concert avec ses amis allemands, français et japonais », a déclaré Mme Freeland dans la légende de la photo.

La ministre canadienne a évité toute mention directe de l’administration Trump, comme elle l’a généralement fait dans ses fréquentes critiques des attaques contre l’ordre multilatéral mondial.

MM. Le Drian et Maas ont semblé éluder le fait que les États-Unis n’étaient pas membres lorsqu’ils ont officiellement dévoilé la nouvelle alliance au début du mois d’avril aux Nations unies.

L’envoyé de la France au Canada, cependant, a relié l’initiative à M. Trump dans une interview récente.

« M. Trump n’aime pas accorder de la valeur au multilatéralisme », a affirmé l’ambassadeur Kareen Rispal, évoquant le retrait du pays de l’accord de Paris sur les changements climatiques et les critiques à l’égard des Nations unies et de l’OMC.