La presse américaine critique sévèrement Hillary Clinton à la suite de ce que le New York Times appelle ses «sous-entendus racistes». Dans une entrevue au USA Today dont j'ai parlé hier, la candidate a invoqué les préférences d'un certain électorat blanc pour justifier sa décision de rester dans la course à l'investiture démocrate. Je cite le début d'un éditorial du Times tel que traduit par le Courrier international :

Richard Hétu

On entend partout que Hillary Clinton ne remportera pas l'investiture démocrate et qu'elle devrait se retirer de la course. Nous sommes convaincus qu'elle a parfaitement le droit de rester dans la course et d'affronter Barack Obama aussi longtemps qu'elle le souhaite et qu'elle en a les moyens. C'est le fondement du processus démocratique.

Mais nous sommes également intimement persuadés que Mme Clinton ferait une énorme erreur - pour elle-même, pour son parti et pour le pays - si elle s'entêtait à poursuivre cette campagne agressive chargée de sous-entendus racistes.

On trouve ici, ici et ici des articles et commentaires sur la déclaration de Clinton. Dans un de ces textes (le troisième), le journaliste Joe Conason, qui a souvent défendu les Clinton contre leurs critiques, compare la sénatrice à George Wallace, l'ancien gouverneur ségrégationniste de l'Alabama.