En annonçant vendredi sa décision d'abandonner sa campagne pour être élu au poste dont il a hérité, le gouverneur de New York David Paterson a promis de poursuivre son travail jusqu'à l'investiture de son successeur, dans 300 et quelques jours. Le lendemain, la une du Daily News laissait entendre que les appels à sa démission ne cesseraient pas pour autant.

Publié le 28 févr. 2010
Richard Hétu

Aujourd'hui le New York Times revient à la charge avec un article publié à la une et intitulé «Paterson fait face à une question importante : peut-il gouverner?» L'article cite deux élus démocrates qui répondent à cette question par la négative. L'un d'eux a déclaré au journal :

«S'il est qualifié pour servir, il est qualifié pour faire campagne. S'il n'est pas qualifié pour faire campagne, il n'est pas qualifié pour servir.»

Paterson a abandonné sa campagne deux jours après la publication dans le New York Times d'un article sur son son rôle ainsi que celui de la police de l'État de New York dans une affaire de violence domestique impliquant un de ses plus importants conseillers. Le scandale, qui fera l'objet d'une enquête menée par le ministre de la Justice de New York Andrew Cuomo, survient au moment où l'État doit trouver le moyen de combler un déficit budgétaire de huit milliards de dollars.

Comme le souligne le Times, cette enquête risque de mener à d'autres révélations gênantes sur l'administration Paterson.