«Je veux que les gens sachent que nous sommes une famille normale», a déclaré Huma Abedin, la femme d'Anthony Weiner, lors d'une interview accordée l'an dernier au magazine People.

Richard Hétu

La déclaration d'Abedin faisait partie d'une campagne de réhabilitation à laquelle elle et son mari se sont prêtés avant que ce dernier n'annonce sa candidature à la mairie de New York. Elle a sans doute contribué à convaincre certains New-Yorkais à donner une deuxième chance à l'ex-représentant de New York, qui avait démissionné du Congrès à l'été 2011 après avoir envoyé via Twitter des photos osées de lui à des inconnues.

Or, plusieurs New-Yorkais, les femmes en particulier, se demandent aujourd'hui comment Abedin a pu défendre son mari en conférence de presse mardi après les révélations sur des sextos envoyés à une femme de 22 ans un an après la démission de son mari. Comme on peut le constater dans cet article du New York Times, le New York Post n'est pas le seul quotidien new-yorkais à aborder cette question aujourd'hui.

Sous le couvert de l'anonymat, une amie d'Abedin a tenté d'y répondre hier en confiant à CNN que l'ex-collaboratrice d'Hillary Clinton avait songé à quitter son mari après avoir été informée de sa récidive de l'été dernier. Mais la question demeure entière : comment peut-elle croire aujourd'hui qu'un homme aussi immature ou fuyant que son mari pourrait faire un bon maire?

P.S. : Weiner a dégringolé de la première à la deuxième place dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection à la mairie de New York, selon le premier sondage réalisé depuis les révélations sur ses sextos envoyés une année après sa démission du Congrès. Weiner est passé de 25% des intentions de vote à 16%, alors que Christine Quinn, présidente du Conseil municipal, est passée de 20% à 25%.