À moins d'un sursis de dernière heure, Robert James Campbell, condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une femme, deviendra plus tard aujourd'hui la première personne à être exécutée aux États-Unis depuis l'injection létale ratée qui devait tuer un condamné à mort il y a deux semaines en Oklahoma.

Publié le 13 mai 2014
Richard Hétu

L'exécution de Campbell, si elle a lieu, devrait se passer aussi normalement que possible. Après tout, elle se déroulera au Texas, plus précisément à Huntsville, capitale de la peine de mort aux États-Unis. Comme l'explique le New York Times dans un article traduit en français par le Courrier internationale (ici), l'État du gouverneur Rick Perry est fier de dire qu'«il tue efficacement», ce que même les adversaires de la peine de mort reconnaissent.

«Quand on fait quelque chose souvent, on devient bon», a confié au Times David Dow, professeur de droit à l'université de Houston. «Le Texas est aussi bon en la matière que l'Iran.»

Depuis deux ans, le Texas utilise un produit unique, le pentobarbital (un barbiturique) plutôt qu'un cocktail de trois substances, pour exécuter ses condamnés à mort. Près de 40% des exécutions aux États-Unis ont lieu dans cet État.