Eric Holder, premier ministre de la Justice afro-américain, annoncera cet après-midi sa décision de quitter son poste dès que la nomination de son successeur aura été confirmée par le Sénat.

Publié le 25 sept. 2014
Richard Hétu

Ses admirateurs retiendront de ses six années comme Attorney General ses efforts pour réformer le système pénal, qui ont contribué à la première baisse de la population carcérale aux États-Unis depuis les années 1980, son soutien au mariage gai dans les causes les causes débattues devant la Cour suprême et son rôle pour apaiser les tensions à Ferguson après la mort de Michael Brown, entre autres.

Ses pourfendeurs progressistes lui reprocheront notamment de ne pas avoir poursuivi en justice les responsables de la torture sous George W. Bush et de la crise financière de 2008. Ses critiques conservateurs l'accuseront surtout d'avoir cherché à camoufler son rôle dans le fiasco d'un programme de lutte au trafic d'armes à feu et d'avoir exacerbé les tensions raciales en affirmant qu'une part de l'opposition à Barack Obama était due à la couleur de la peau du président.

Né à New York, Eric Holder avait déjà exprimé son intention de quitter son poste avant la fin de l'année, comme le rappelle le New York Times dans cet article.

Le USA Today dresse ici une liste de candidats à sa succession. Je mise un petit deux sur Preet Bharara, procureur fédéral de New York.