Disons que WikiLeaks n'a pas choisi le moment optimal pour publier des courriels piratés du president de la campagne présidentielle d'Hillary Clinton, courriels contenant notamment des extraits de discours rémunérés de l'ancienne secrétaire d'État.

Publié le 8 oct. 2016
Richard Hétu

Les courrriels de John Podesta ont été rendus publics peu après la diffusion de la video qui a plongé Donald Trump dans la pire crise de sa campagne présidentielle. Ils contiennent des extraits de discours de Clinton qui étaient de nature à l'embarrasser de l'aveu des membres de son équipe.

Un exemple : dans un discours prononcé devant des responsables de Goldman Sachs, Clinton admet qu'elle est «déconnectée» de la réalité des Américains ordinaires (out of touch) en raison de la fortune qu'elle et son mari ont amassée. Dans ce même discours, elle se dit en faveur d'un système de santé à payeur unique semblable à celui en vigueur au Canada.

Selon un autre extrait publié par WikiLeaks, Clinton évoque son «rêve» d'un marché commun hémisphérique caractérisé par «le libre-échange et des frontières ouvertes dans un avenir rapproché».

Le journal Politico publie ici les faits saillants des courriels piratés par WikiLeaks.

Podesta n'a pas confirmé l'authenticité des courriels publiés par WikLeaks, se contentant d'affirmer que les documents avaient été pirates par des agents du gouvernement russe.

Quelques heures avant la publication des courriels de Podesta par WikiLeaks, l'administration Obama avait accusé la Russie de tenter d'influencer l'élection présidentielle par le biais d'une campagne de piratage ciblant notamment des organisations et des responsables démocrates.