Comment les républicains du Congrès s'y prendront-ils pour éliminer la loi sur la santé de Barack Obama qui a permis à plus de 20 millions d'Américains d'obtenir une couverture santé? Le New York Times fournit une réponse ici en présentant le plan en quatre étapes des adversaires de l'Obamacare.

Publié le 5 janv. 2017
Richard Hétu

Première étape : adopter une résolution au Sénat destinée à éliminer la possibilité que les démocrates de la chambre haute utilisent le filibuster - manoeuvre parlementaire permettant à une minorité d'au moins 40 sénateurs de bloquer tout changement législatif. Pour y parvenir, les républicains doivent présenter les changements à l'Obamacare comme autant de mesures visant à réduire le déficit budgétaire. Dans un tel scénario, le filibuster ne peut être utilisé.

Deuxième étape : détailler les dispositions de l'Obamacare qui seront éliminées, allant de l'obligation faite aux citoyens de souscrire à une assurance santé sous peine d'une amende, aux subventions versées à chaque année aux États pour étendre l'accès à Medicaid, en passant par l'aide financière offerte aux citoyens qui souscrivent à une assurance santé privée par le biais des marchés en ligne.

Troisième étape : miser sur la collaboration de Donald Trump, qui devrait annoncer peu après son entrée en fonction à la Maison-Blanche une série de décrets sur la santé qui pourraient éliminer certaines mesures administratives mises en place par l'administration Obama ou stabiliser les marchés de l'assurance santé à l'aube d'une période de grande incertitude.

Quatrième étape : trouver un remplacement à l'Obamacare. Pour le moment, les républicains n'ont pas encore présenté leurs solutions de rechange. La grande question consiste à savoir si un système peut fonctionner sans obliger les citoyens à s'assurer ou sans offrir au moins fortunés d'entre eux une aide financière pour y parvenir.

Chose certaine, les démocrates se promettent de résister au démantèlement de l'Obamacare. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a lancé sa campagne hier en accusant les républicains d'avoir adopté un nouveau slogan : «Make America Sick Again».

L'attitude combative de Schumer lui a valu d'être traité de «clown en chef» par le président désigné ce matin sur Twitter.