À peine quelques jours avant d'être renvoyé par Donald Trump, le directeur du FBI a rencontré le ministre de la Justice adjoint pour obtenir plus d'argent et de personnel pour poursuivre son enquête sur l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle américaine de 2016, selon le New York Times.

Publié le 10 mai 2017
Richard Hétu

Le ministre de la Justice adjoint, Rod Rosenstein, est celui qui a écrit la note datée du 9 mai 2017 sur laquelle son supérieur, le ministre de la Justice Jeff Sessions, s'est fondé pour recommander au président Trump le renvoi de James Comey.

La lettre de Rosenstein reproche à Comey sa gestion de l'enquête sur les courriels d'Hillary Clinton alors qu'elle était secrétaire d'État. La Maison-Blanche affirme que le ministre de la Justice adjoint a décidé de lui-même de produire ce document. Les démocrates du Congrès et certains experts émettent des doutes, s'interrogeant sur le contexte exact qui l'a poussé à préparer la note qui a sonné le glas de Comey.

Comey a adressé sa demande à Rosenstein parce que ce dernier supervise l'enquête du FBI à la suite de la décision de Sessions de se récuser de tout dossier impliquant la campagne présidentielle de Trump dont il a été un des conseillers et supporteurs.

Nommé procureur fédéral du Maryland en 2005 par George W. Bush et maintenu à ce poste par Barack Obama, Rosenstein a été choisi pour le poste de ministre de la Justice adjoint par Donald Trump. Il jouit d'une réputation d'impartialité qui sera sans doute mise en cause au cours des prochains jours.

Fait à souligner : c'est à lui que revient la décision d'accepter ou de rejeter la demande des démocrates du Congrès en faveur de la nomination d'un procureur indépendant spécial pour enquêter sur l'affaire russe.