(New York) La Bourse de New York a terminé en nette hausse mercredi, saluant l’attitude déterminée de la Banque centrale américaine (Fed) face à l’inflation.

Mis à jour le 15 déc. 2021
Agence France-Presse

Selon des données provisoires à la clôture, l’indice Dow Jones qui avait débuté la séance dans le rouge, a grimpé de 1,08 % à 35 927,43 points. Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a fait un bond de 2,15 % à 15 565,58. Le S&P 500 a engrangé 1,63 % à 4709,85 points.

Tous les yeux étaient tournés vers la Fed qui n’a pas déçu les marchés boursiers en adoptant une politique ferme vis-à-vis de la hausse des prix aux États-Unis.

D’abord, la Banque centrale va doubler son rythme de réduction des achats d’actifs. Le ralentissement progressif de ces injections de liquidités, débuté en novembre, devait en effet, se terminer initialement en juin.

Cela lui permettra ensuite de relever ses taux directeurs, maintenus mercredi dans la fourchette de 0 à 0,25 % dans laquelle ils avaient été abaissés en mars 2020, face à la propagation de la pandémie de COVID-19 aux États-Unis. La majorité des membres du Comité monétaire prévoit trois hausses de taux d’un quart de point de pourcentage en 2022.

Enfin, la Banque centrale a définitivement ôté de son communiqué le fait qu’elle considérait l’inflation comme « provisoire ».

« Le fait que la Fed ait adopté une attitude agressive face à l’inflation a plu aux marchés parce que la Fed a admis qu’elle avait tort sur l’inflation et qu’elle va s’en occuper », a indiqué Peter Cardillo de Spartan Capital. « C’est un facteur positif pour le marché », a-t-il assuré.

Les prévisions économiques de la Banque centrale ont également été revues à la hausse avec une croissance du PIB américain à 4 % l’année prochaine et un taux de chômage tombant à 3,5 %. L’inflation devrait passer de 5,3 % cette année, selon la projection de la Fed, à 2,6 % en 2022.

Lors de sa conférence de presse, son président Jerome Powell a insisté sur « le rythme soutenu » de la croissance et « la demande globale très forte ».

Ces annonces de la Fed précèdent en outre des décisions jeudi de la Banque centrale européenne, de la Banque d’Angleterre et vendredi de la Banque du Japon.  

La journée était également riche en indicateurs avec des ventes au détail plus faibles qu’attendu pour novembre (+0,3 % au lieu de plus +0,8 % prévu par les analystes. L’indice des prix à l’importation, en revanche, a bondi de 0,7 % le mois dernier après un gain de 1,5 % en octobre. Les prix à l’exportation ont même grimpé plus fort en novembre, de 1 % contre 0,5 % attendus.

Parallèlement, l’indice Empire State d’activité manufacturière de la région de New York, mesuré par la Fed, a accéléré contre toute attente à 31,9 points.

Parmi les actions, les grands noms de la technologie ont bien réagi comme Tesla (+1,82 %), Facebook (Meta, +2,37 %), Apple (+2,85 %) et Google (+1,65 %).

Neuf des onze secteurs du S&P ont terminé dans le vert, services de la santé (+1,17 %) et immobilier (+1,14 %) en tête.

Le groupe pharmaceutique Eli Lilly a été salué (+10,39 % à 275 dollars) après avoir relevé ses prévisions de chiffre d’affaires et de résultats pour 2022, tenant son objectif d’avoir lancé, depuis dix ans en 2023, une vingtaine de nouveaux traitements.

Les titres du laboratoire californien Vir Biotechnology (VIR), partenaire du britannique GlaxoSmithKline sur un traitement contre le coronavirus, ont bondi de 12,14 % à 51 dollars. Le groupe a indiqué dans une étude qui reste à confirmer que son traitement expérimental restait relativement efficace contre le nouveau variant Omicron.

Pour son premier jour de cotation à la Bourse de New York, le titre de la plateforme de services internet professionnels sur le cloud (informatique dématérialisée), Samsara, a gagné 7,4 % à 24,70 dollars après avoir été introduite à 23 dollars, permettant à la compagnie de lever 805 millions de dollars et d’être valorisée en Bourse environ 11 milliards.

Toronto aussi en hausse

Les marchés boursiers nord-américains ont renversé mercredi les pertes affichées plus tôt dans la journée, après que la Réserve fédérale des États-Unis a éliminé une certaine incertitude en confirmant qu’elle accélérait le retrait de ses mesures de relance et qu’elle hausserait les taux d’intérêt à trois reprises l’année prochaine.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a mis fin à une séquence de cinq séances de reculs en gagnant 120,59 points pour terminer la journée avec 20 769,16 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 77,56 cents US, en baisse par rapport à celui de 77,85 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a pris 14 cents US à 70,87 $ US le baril, tandis que celui du gaz naturel a avancé de 5,5 cents US à 3,80 $ US le million de BTU.

Le prix de l’or s’est déprécié de 7,80 $ US à 1764,50 $ US l’once et celui du cuivre a perdu 7,5 cents US à 4,18 $ US la livre.

La Presse Canadienne