(New York) Les prix du pétrole sont montés mardi à des niveaux plus vus en plus de deux ans, poussés par une demande vive et un retour moins probable, du moins à court terme, des exportations iraniennes.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a terminé à 73,99 dollars à Londres, en hausse de 1,55 % ou 1,13 dollar, au plus haut depuis avril 2019.

À New York, le baril de WTI pour le mois de juillet a avancé de 1,75 % ou 1,24 dollar, à 72,12 dollars, un sommet depuis octobre 2018.

Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank, voit dans les « bonnes nouvelles continues sur le front de la demande et le sentiment optimiste sur les marchés financiers » les principales raisons de cette hausse.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) est venue vendredi confirmer cette tendance visible depuis le début de l’année, prévoyant dans son dernier rapport mensuel que la demande mondiale de pétrole devrait dépasser les niveaux d’avant la pandémie d’ici la fin de 2022.

De plus, le retour sur le marché du pétrole iranien semble de moins en moins probable, du moins dans un avenir proche.

« Les observateurs de marché considèrent qu’un accord est loin d’être imminent », explique Ricardo Evangelista, d’Activtrades.  

Conséquence, « la perspective d’une augmentation de l’offre en provenance d’Iran s’estompe », continue-t-il.

L’industrie pétrolière iranienne est soumise à embargo par les États-Unis, mais une amélioration des relations entre Washington et Téhéran pourrait conduire à l’allègement de ces sanctions et donc à l’arrivée sur le marché d’un volume important d’or noir, ce qui pourrait affaiblir les prix.