(New York) Le Dow Jones et le S&P 500 ont atteint de nouveaux records vendredi à la clôture de Wall Street, profitant de bons résultats trimestriels et de données laissant envisager un fort redémarrage de l’économie américaine.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Le Dow Jones a gagné 0,48 % à 34 200,67 points et l’indice élargi S&P 500 a pris 0,36 % à 4185,47 points.  

Les deux indices ont conclu leur quatrième progression hebdomadaire d’affilée.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, est lui monté de 0,10 % à 14 052,34 points.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a grimpé de 29,40 points pour clôturer à 19 351,32 points. Il enregistre ainsi une progression de 123,29 points sur l’ensemble de la semaine.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 79,98 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 79,81 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 32 cents US à 63,19 $ US le baril, tandis que celui de l’or a progressé de 13,40 $ US à 1780,20 $ US l’once. Le prix du cuivre s’est quant à lui déprécié de 5 cents US à 4,17 $ US la livre.

« Les données économiques ont été formidables toute la semaine », souligne Chris Low de FHN Financial.  

Après des chiffres jeudi montrant une chute des inscriptions hebdomadaires au chômage et le rebond des ventes au détail en mars aux États-Unis, la hausse de la confiance des consommateurs américains en avril (+1,9 %) a encore mis du baume au cœur des investisseurs vendredi.  

Les mises en chantier de logements neufs aux États-Unis ont elles fortement rebondi en mars, grimpant de presque 20 % et touchant un plus haut depuis 2006, selon les données du département du Commerce.

Pour M. Low, une autre raison de la bonne santé du marché boursier tient au léger repli du taux à 10 ans sur les bons du Trésor américain cette semaine, qui s’établissait vendredi après-midi aux alentours de 1,59 %.

« Malgré des signes de poussée inflationniste et d’une forte activité économique, les rendements obligataires ont baissé cette semaine, ce qui est positif, car cela signifie que les coûts de financement des entreprises vont rester bas », explique l’expert.

Le patron de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a d’ailleurs de nouveau martelé cette semaine qu’il n’envisageait pas avant 2022 de relever les taux directeurs américains, actuellement compris dans une fourchette entre 0 % et 0,25 %.

Du côté des résultats d’entreprise, Morgan Stanley a fait part d’un envol de ses profits trimestriels, ces derniers s’établissant à 4 milliards de dollars entre janvier et mars.

L’établissement a en revanche indiqué avoir perdu 911 millions de dollars fin mars quand plusieurs banques ont dû vendre de manière précipitée des actions détenues pour le compte d’Archegos, une société qui gère la fortune familiale de Bill Hwang.

L’action Morgan Stanley a reculé de 2,76 %.

PNC Financial Services (+2,33 %) et Bank of New York Mellon (-4,04 %), la plus vieille banque américaine, ont également publié leurs résultats, dépassant toutes les deux les attentes des analystes en matière de bénéfices et de chiffre d’affaires.