(New York et Toronto) Les trois indices de la Bourse de New York ont terminé en forte hausse lundi, ranimés par des nouvelles positives sur les vaccins et sur l’avancée du plan de soutien américain au Congrès.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones a conclu en hausse de 1,95 % à 31 535,51 points. Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a gagné 3,01 % à 13 588,83 points, son avancée la plus importante en une séance depuis le 4 novembre.

Le S&P 500 a grimpé de 2,38 % à 3901,82 points, enregistrant sa progression la plus forte en une séance depuis le 5 juin.

Le principal indice de la Bourse de Toronto a connu sa meilleure séance en un mois alors que plusieurs secteurs ont été tirés vers le haut dans un contexte d’une baisse des rendements obligataires.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a bondi de 239,36 points pour clôturer la séance avec 18 299,62 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 78,98 cents US, en hausse par rapport à 78,83 cents US vendredi.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a cédé 86 cents US à 60,64 $ US le baril, tandis que celui de l’or a perdu 5,80 $ US à 1723,00 $ US l’once. Le prix du cuivre s’est emparé de 2 cents US à 4,11 $ US la livre.

« La semaine dernière, tout le monde s’était un peu fait peur pour des raisons techniques par rapport à l’inflation », a résumé Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services rappelant comment la hausse des taux obligataires avait rendu les marchés nerveux.

« Aujourd’hui, c’est totalement oublié, puisque maintenant on se concentre beaucoup plus sur les perspectives du vaccin de Johnson & Johnson et l’accélération du processus de vaccination aux États-Unis », a souligné l’analyste.

À la clôture de Wall Street lundi, le taux obligataire sur les bons du Trésor à 10 ans évoluait autour de 1,42 % seulement après avoir atteint un pic à 1,60 % la semaine dernière, poussé par les craintes d’une surchauffe de l’économie qui pourrait ranimer l’inflation.

L’annonce avant le week-end d’un feu vert des autorités réglementaires médicales aux États-Unis pour le vaccin anti-COVID-19 unidose de Johnson & Johnson a renforcé « l’optimisme sur une solide reprise économique au second semestre 2021 », soulignait-on chez Schwab.

Ce vaccin américain devrait être également approuvé par l’Agence européenne du médicament début mars, et distribué à partir de fin mars ou début avril. L’action J & J a gagné 0,59 %, celle de Pfizer +0,63 % et de Moderna +1,67 %.

Les investisseurs ont aussi été rassurés par un bon indicateur manufacturier. L’indice d’activité du secteur, établi par ISM, a montré en février une progression de 2,1 points à 60,8 %, supérieure aux attentes.

Enfin, selon Gregori Volokhine, le massif plan de soutien de 1900 milliards de dollars de Joe Bien « devient réel ».

« On ne voit pas maintenant ce qui pourrait l’arrêter » alors qu’il doit être voté au Sénat cette semaine, approuvé par la Chambre ensuite « pour être sur le bureau de Joe Biden avant le 14 mars », date à laquelle prend fin la prolongation des allocations chômage, a noté l’expert de Meeschaert Financial Services.

Les titres de l’économie traditionnelle, sensibles à un retour à la normale de l’activité, comme les compagnies aériennes ou de croisière ont nettement progressé à l’instar de American Airlines (+1,15 %), United Airlines (+1,20 %), Norwegian Cruise (+0,98 %).

Boeing a engrangé 5,84 % après avoir reçu une commande de 25 appareils 737 MAX par United Airlines.

Parmi les grands de la tech, Apple a gagné 5,39 %, Facebook 2,83 %.

« Il faut dire aussi que c’est le premier jour du mois, il y a beaucoup d’argent frais qui est entré sur le marché », a relevé Gregori Volokhine.