(New York) L’indice des valeurs vedettes de Wall Street, le Dow Jones, a repris son souffle jeudi au lendemain d’une hausse à l’occasion de l’investiture de Joe Biden comme président des États-Unis, tandis que la bonne forme des valeurs technologiques a entraîné le NASDAQ à un record.

Agence France-Presse

Le Dow Jones Industrial Average a cédé 0,04 % à 31 176,01 points.

Le NASDAQ est monté de 0,55 % à 13 530,91 points, atteignant un nouveau plus haut pour la deuxième séance de suite.

Il a été porté par la séance solide des géants technologiques Apple (+3,67 %) et Facebook (+2,02 %) qui doivent publier leurs résultats trimestriels la semaine prochaine.

L’indice élargi S&P 500 a grappillé 0,03 % à 3853,07 points, atteignant lui aussi un record.

« Le marché a dans son ensemble conservé son élan de la veille, mais la situation est contrastée en fonction des secteurs », détaille Chris Low de FHN Financial.

« Les principaux perdants de la journée sont les majors pétrolières, qui ont souffert du blocage du projet d’oléoduc Keystone XL » entre le Canada et les États-Unis, souligne l’expert.

Le sous-secteur de l’énergie au sein du S&P 500 a ainsi abandonné près de 3,5 %.

En revanche, les voyants sont au vert du côté de la consommation de biens non essentiels (+0,55 %) et, encore plus, des technologies de l’information (+1,32 %).

« La raison principale de la hausse des grands indices vient du poids énorme de la tech », explique M. Low.

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse pour la première fois en quatre séances, la plupart de ses secteurs ayant cédé du terrain, en particulier celui de l’énergie.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a perdu 98,71 points pour terminer la journée avec 17 916,20 points.

« C’est une journée un peu terne après la très grosse journée d’hier sur le marché », a observé Allan Small, conseiller en investissement chez HollisWealth.

Neuf des onze secteurs du TSX ont retraité, incluant ses trois plus grands : la finance, l’énergie et les matériaux.

Le groupe de l’énergie a chuté de 1,5 % en raison de la baisse des prix du pétrole brut, laquelle était attribuable à une augmentation des réserves hebdomadaires aux États-Unis.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 79,20 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 79,01 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a rendu 18 cents US à 53,13 $ US le baril, pendant que celui de l’or a échappé 60 cents US à 1865,90 $ US l’once. Le prix du cuivre a grimpé de moins de 1 cent US pour terminer la séance près de 3,65 $ US la livre.

Le marché anticipe également un ambitieux plan de relance, comme s’y est engagé Joe Biden qui veut débloquer d’urgence 1900 milliards de dollars pour les ménages et les entreprises les plus durement frappés par la pandémie.

La saison des résultats s’est par ailleurs poursuivie pour les entreprises cotées à Wall Street.

Le transporteur américain United Airlines a chuté de 5,73 % après avoir fait part mercredi soir d’une perte de 7,1 milliards de dollars en 2020, année noire pour le trafic aérien mondial en raison de la pandémie et des restrictions de déplacement.  

La compagnie d’assurance Travelers (+2,55 %), membre du Dow Jones, a publié jeudi matin des résultats meilleurs que prévu.

Au rang des indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont un peu baissé aux États-Unis sur une semaine, après une forte hausse la semaine précédente, mais restent à un niveau exceptionnellement élevé, selon les données publiées jeudi par le département du Travail.

Les mises en chantier de logements neufs dans le pays ont augmenté plus que prévu en décembre, confirmant la bonne tenue du secteur, selon les données du département du Commerce publiées jeudi.