(Londres) Les prix du pétrole étaient toujours dans le rouge mardi, mais remontaient sensiblement depuis l’ouverture de la séance américaine, toujours lestés par le regain des craintes autour de l’épidémie de coronavirus et ses conséquences concrètes sur le long terme.

Agence France-Presse

Vers 11 h 15, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 57,06 dollars à Londres, en baisse de 1,06 % par rapport à la clôture de lundi.

À New York, le baril américain de WTI pour mars perdait 1,04 %,  à 51,51 dollars, comparé à sa valeur à la clôture de vendredi, dernière référence en raison d’un jour férié lundi aux États-Unis.

« Le WTI est repassé sous les 52 dollars le baril du fait des inquiétudes sur un impact plus long du coronavirus » sur l’économie mondiale, avait estimé plus tôt dans la journée Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Certains analystes pointent notamment le mauvais signal envoyé par Apple : l’entreprise américaine a annoncé lundi en fin de journée que sa prévision de chiffre d’affaires pour le deuxième trimestre ne serait sans doute pas atteinte à cause de l’épidémie.

« C’est un rappel clair aux investisseurs des conséquences négatives de la pneumonie COVID-19 », avait quant à lui expliqué Carsten Fritsch, de Commerzbank.

Le marché attend toujours la réaction concrète des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs alliés via l’accord OPEP pour endiguer la chute des cours, qui accusent un recul d’environ 15 % depuis le début de l’année.

Les propositions du comité technique de l’OPEP qui s’est réuni il y a deux semaines n’étaient que de simples recommandations et Moscou fait toujours attendre sa décision sur les coupes supplémentaires de production d’or noir.

Un temps évoqué, l’avancée du prochain sommet du cartel et de ses partenaires à Vienne ne semble plus être à l’ordre du jour. Cité par des agences russes, un des vice-ministres russes de l’Énergie, Pavel Sorokin, a indiqué que la réunion ministérielle aurait lieu « comme prévu, le 6 » mars.

Depuis l’apparition de la maladie en décembre à Wuhan (centre de la Chine), plus de 1900 personnes sont décédées.

Le nombre de contaminations en Chine a dépassé mardi le cap des 72 300. Ailleurs dans le monde, environ 900 personnes contaminées ont été recensées dans près de 30 pays.