(New York) Les prix du pétrole ont nettement progressé lundi après l’annonce par la société de biotechnologie américaine Moderna de premiers résultats probants pour son vaccin contre la COVID-19.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a gagné 2,43 %, ou 1,04 dollar, par rapport à la clôture de vendredi, à 43,82 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour décembre s’est apprécié de 3,02 %, ou 1,21 dollar, à 41,34 dollars.

« L’annonce d’un deuxième vaccin vient renforcer le sentiment positif du marché aujourd’hui », a estimé Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad.  

D’après un communiqué, Moderna a annoncé lundi que l’analyse des tout premiers cas d’un grand essai clinique en cours aux États-Unis montrait une efficacité à 94,5 % de son vaccin contre la COVID-19.

« Un second remède à la COVID-19 montre qu’un programme de vaccination à grande échelle, avec des quantités suffisantes pour la population mondiale, est encore plus proche. La demande en pétrole ne va pas en profiter à très court terme, mais de façon certaine à moyen et long terme », a indiqué M. Tonhaugen auprès de l’AFP.

Lundi dernier déjà, l’annonce par les laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech que leur candidat vaccin était « efficace à 90 % » contre la COVID-19 avait déclenché un bond des prix du brut, qui ont finalement engrangé plus de 8 % sur la semaine.

Plus tôt dans la journée, plusieurs observateurs de marché avaient mis en avant le soutien apporté par les données sur la consommation en Chine en octobre, dévoilées lundi par le Bureau national des statistiques (BNS), pour expliquer la hausse des cours de l’or noir.

Le marché se veut également optimiste au sujet de la réunion mardi des ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs alliés, Russie en tête, via l’accord OPEP+.

Désormais mensuelle et par visioconférence, cette réunion « pourrait recommander de ne pas augmenter la production comme convenu de près de 2 millions de barils par jour à partir de janvier, mais de le faire trois ou même six mois plus tard », a expliqué Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank.

L’accord en vigueur prévoit pour l’instant que le retrait volontaire actuel du marché de 7,7 millions de barils par jour – répartis entre les différents signataires, et sans compter les éventuels rattrapages des retardataires – sera ramené à 5,8 millions à compter de janvier 2021.