(New York) Les prix du pétrole ont baissé mardi avant la diffusion d’un rapport hebdomadaire du gouvernement américain qui devrait révéler que les stocks de brut ont atteint un nouveau plus haut historique aux États-Unis.  

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a terminé à 42,63 dollars à Londres, en baisse de 1 % ou 45 cents par rapport à la clôture de lundi.

À New York, le baril américain de WTI pour le même mois, dont c’était le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, a perdu 0,9 % ou 36 cents, à 40,37 dollars.

Brent et WTI avaient clôturé lundi à leurs plus hauts depuis début mars et poursuivi sur cette tendance pendant la séance européenne.

Mais l’or noir s’est replié en fin de séance américaine avant la publication mercredi matin de chiffres sur les stocks de brut et de produits pétroliers aux États-Unis.

Selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg, les réserves américaines de brut ont augmenté de 1,5 million de barils (MB) la semaine dernière. Celles-ci ont déjà atteint un record, à 539,3 MB, lors de la diffusion du dernier rapport.

Les stocks d’essence et de produits distillés (fioul de chauffage et gazole) sont en revanche attendus en baisse.

Avant le repli de mardi après-midi, plusieurs analystes, dont Avtar Sandu de Phillip Futures, avaient mis en avant « la croissance de la demande de pétrole brut » comme facteur de soutien des cours.

Ce, « en dépit de quelques soubresauts liés aux négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine », a noté Al Stanton, de RBC.

Lors de la session asiatique, le prix de l’or noir avait brièvement perdu aux alentours de 2 % après qu’un conseiller de la Maison-Blanche, Peter Navarro, a déclaré sur Fox News que l’accord commercial signé en janvier avec la Chine était mort.

M. Navarro a ensuite fait machine arrière, et Donald Trump lui-même s’est empressé d’affirmer dans un tweet que l’accord préliminaire avec la Chine était « totalement intact ».

Les investisseurs ont par ailleurs les yeux tournés vers le Golfe où la coalition militaire menée par l’Arabie saoudite au Yémen a annoncé mardi avoir intercepté et détruit des drones piégés et des missiles tirés par les rebelles Houthis, dont un missile balistique qui visait la capitale Riyad.

Des attaques contre des installations de son géant pétrolier Aramco dans l’est saoudien en septembre avaient provoqué d’importants dégâts et réduit momentanément de moitié la production de pétrole de l’Arabie saoudite, provoquant une brève flambée des cours du brut.