La Bourse de Toronto a clôturé en baisse jeudi, pendant que les grands indices boursiers américains faisaient essentiellement du surplace, les investisseurs attendant des nouvelles de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la publication de données économiques attendues vendredi, ou du nouveau sur les relations entre la Chine et les États-Unis de Trump.

La Presse canadienne, Agence France-Presse

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a reculé de 42,42 points pour terminer la séance avec 16 854,92 points (-0,4 %).

À New York, le Dow Jones Industrial Average, est monté de 0,1 %, à 27 677,79 points. Le NASDAQ a grappillé 0,05 %, à 8570,70 points, et l’indice élargi S&P 500 s’est apprécié de 0,15 %, à 3117,43 points.

« Le chemin a été assez cahoteux cette semaine avec deux jours de baisse importante (lundi et mardi) et un jour de forte hausse (mercredi). Le peu d’action aujourd’hui est à vrai dire un signe de soulagement », fait remarquer Art Hogan de National.  

Le marché a réagi depuis le début de la semaine au gré des soubresauts de l’interminable feuilleton commercial sino-américain, les responsables des deux pays semblant souffler le chaud et le froid sur l’avancée des négociations.  

Mardi, Donald Trump avait laissé entendre qu’un accord commercial préliminaire avec la Chine pourrait être reporté après l’élection présidentielle américaine de 2020.

Mais jeudi, le président américain a assuré que les pourparlers progressaient et que « quelque chose pourrait se produire le 15 décembre », date à laquelle de nouvelles surtaxes américaines sont censées entrer en vigueur.

De son côté, le porte-parole du ministère chinois du Commerce a estimé que les deux parties restaient « en contact étroit » pour tenter de parvenir à un accord.

Les investisseurs ont par ailleurs tenté d’interpréter plusieurs indicateurs américains publiés jeudi.  

Le déficit commercial américain est tombé en octobre à son plus bas niveau depuis mai 2018, selon des données du département du Commerce.

Affectées par les frictions commerciales persistantes avec la Chine, les importations (-1,7 % à 254,3 milliards de dollars) ont baissé dans une plus grande mesure que les exportations (-0,2 % à 207,1 milliards).

Les demandes d’allocation-chômage sont elles tombées à leur plus bas en sept mois, selon les chiffres hebdomadaires du département du Travail.

Vendredi, le marché observera avec intérêt les chiffres de l’emploi et du taux de chômage pour novembre.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 75,91 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 75,63 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut est resté inchangé à 58,43 $ US le baril. L’OPEP décidera s’il veut réduire sa production de pétrole, ce qui ferait grimper les prix. La plupart des observateurs s’attendent à ce qu’il prolonge les réductions convenues ces trois dernières années. L’OPEP s’est déjà engagée à réduire sa production de 1,2 million de barils par jour d’ici mars 2020.

L’or a grimpé de 2,90 $ US à 1483,10 $ US l’once.