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À Wall Street, le Dow Jones repart de l'avant

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L'indice qui mesure la volatilité à Wall Street, le VIX, a ainsi grimpé mardi en début de séance à son plus haut niveau depuis l'été 2015, avant de retomber brusquement puis d'évoluer en dents de scie.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a fortement rebondi mardi à la clôture, se reprenant au lendemain d'un lundi noir qui a engendré un effet domino sur la plupart des places boursières en Asie puis en Europe.

À l'issue d'une journée particulièrement volatile, l'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones, a avancé de 2,33%, regagnant une partie de la chute enregistrée la veille, le NASDAQ a gagné 2,13% et l'indice élargi S&P 500 a progressé de 1,74%.

«On vient juste d'assister à la correction qu'on attendait depuis un certain temps» au vu de l'envolée des indices ces derniers mois, mais «l'économie reste solide, il n'y a pas de risque de récession à l'horizon», a estimé Bill Lynch de Hinsdale Associates.

La volatilité a de nouveau été au rendez-vous mardi, le Dow Jones ayant basculé en moins d'une demi-heure en début de journée de -2,3% à +1,5% avant d'hésiter entre pertes et gains tout au long de la journée.

Mais les indices ont finalement terminé en forte progression au lendemain de la pire séance en plus de six ans pour le Dow Jones et le S&P 500.

Ces baissent avaient précipité les places européennes dans le rouge mardi. La Bourse de Paris a perdu 2,35%, celle de Londres 2,64% et celle de Francfort 2,32%. Amsterdam a de son côté chuté de 3,04%.

«Les investisseurs n'avaient pas connu de telles baisses depuis des années», a souligné Jean-Louis Mourier, un économiste du courtier Aurel BGC.

Rapport sur l'emploi

Pour la majorité des experts, la bonne santé économique actuelle et les résultats de bonne facture des entreprises, notamment américaines, ne justifiaient pas une baisse prolongée.

«Objectivement, les conditions ne sont pas réunies pour avoir un véritable krach», a estimé Vincent Juvyns, un stratégiste de JPMorgan AM.

«Au niveau économique, rien n'a changé. Au contraire, les derniers indicateurs ne font que confirmer que l'économie mondiale demeure robuste», a-t-il ajouté.

Après de nombreux records des indices à Wall Street, le mouvement de doute des marchés est apparu vendredi après un rapport mensuel sur l'emploi.

Bonne nouvelle pour l'économie américaine, l'annonce d'une augmentation significative des salaires en janvier a eu un effet dévastateur sur les marchés en ravivant les craintes d'inflation et donc d'un resserrement monétaire américain à un rythme plus rapide que prévu.

Dans la foulée, les taux de rendement des bons du Trésor se sont enflammés et Wall Street a trébuché.

Lundi, les pertes se sont accrues et l'indice vedette Dow Jones a chuté de près de 1600 points en séance, avant de clôturer en baisse de 4,60%.

Les places financières asiatiques lui ont emboîté le pas, Tokyo en tête avec une perte de 4,73% mardi, du jamais vu depuis l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche. Hong Kong a aussi cédé plus de 5% en clôture et Shanghai plus de 3%.

«Les investisseurs sont convaincus que l'inflation revient et que les taux d'intérêt vont grimper plus haut que ce qui avait été anticipé», a résumé Stephen Innes, responsable des transactions Asie-Pacifique à Oanda.

Sur le marché obligataire, les taux d'emprunt américains restaient sous pression. Le rendement à 10 ans progressait à 2,802% contre 2,706% lundi à la clôture.

Correction saine

À l'inverse, le marché européen était recherché, jouant son rôle de valeur refuge. À la clôture du marché de ce côté-ci de l'Atlantique, le taux d'emprunt à 10 ans de l'Allemagne, le fameux Bund qui fait référence sur le marché, s'est détendu à 0,692% contre 0,736% la veille.

Le yen et l'or, également prisés en période agitée, se sont dans un premier temps renforcés avant de se stabiliser.

Toutefois, malgré ces impressionnantes dégringolades des marchés des actions, les observateurs restaient sereins.

«C'est une correction puissante qui n'est peut-être pas terminée, mais ce n'est pas une inversion de tendance sur l'Europe», a observé Alexandre Baradez, un analyste d'IG France.

Au fond, la violence de la correction est proportionnelle à la hausse enregistrée par les indices américains au mois de janvier.

«Le NASDAQ a gagné presque 10% sur un seul mois. Cette hausse était spectaculaire, après une année 2017 déjà spectaculaire», a ajouté M. Baradez.

Pour lui comme pour beaucoup d'analystes, ce mouvement de correction, bien que brusque, s'avère donc sain: «Cela permet d'éviter le risque potentiel d'avoir une formation de bulle».




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