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Le Brexit inquiète les marchés

«S'il y a une chose à dire sur... (Photo Archives Associated Press)

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«S'il y a une chose à dire sur cette semaine, c'est que l'incertitude s'installe peu à peu sur le devant de la scène», a résumé Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors.

Photo Archives Associated Press

La Presse Canadienne, l'Agence France-Presse

Wall Street a encore fini en baisse vendredi, se laissant gagner par l'inquiétude qui avait fait flancher les autres grandes Bourses à l'approche du référendum britannique sur l'Union européenne: le Dow Jones a perdu 0,67 % et le Nasdaq 1,29 %.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones a reculé de 119,85 points à 17 865,34 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 64,07 points à 4894,55 points. L'indice élargi S&P 500 a reculé de 19,41 points, soit 0,92 %, à 2096,07 points.

«Les actions américaines baissent dans un contexte général de baisse des marchés dans le monde, accompagné d'une peur lancinante pour la croissance et d'une chute régulière des rendements des obligations souveraines», le tout sur fond de baisse des cours du pétrole et de hausse du dollar, ont énuméré les analystes de Charles Schwab.

Peter Cardillo, chez First Standard Financial, a mis ce mouvement généralisé sur le compte des craintes entourant le référendum du 23 juin sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, qui fait que «les gens se précipitent vers la sécurité» de valeurs refuges traditionnelles comme les bons du Trésor.

«C'est une journée négative», a-t-il ajouté, tout en relativisant sa portée. «Les volumes d'échanges sont assez légers, donc je ne vais pas y accorder trop d'importance.»

Mace Blicksilver, chez Marblehead Asset Management, a estimé quant à lui que le reflux des indices américains débuté jeudi s'explique du fait que «le marché est à un niveau un peu élevé et doit digérer son avance, et pour la troisième fois le S&P se heurte à son seuil de résistance des 2100 points».

Plus généralement, «on se trouve paralysés», a noté M. Blicksilver: «d'un côté on s'inquiète pour la croissance économique mondiale, pour un peu tout, du Brexit aux élections (américaines) en passant par ce que va faire la Réserve fédérale [...] mais ce qui soutient les actions, c'est que personne ne veut vendre des parts de Johnson & Johnson, qui rapportent 4 %, pour acheter des obligations allemandes frappées d'un taux d'intérêt négatif».

Pour cette raison, «la chute (du marché d'actions) ne peut pas aller très loin», a-t-il assuré.

Sur le front des valeurs, Twitter a chuté de 4 %. Le réseau social a annoncé jeudi soir que des cyberpirates avaient mis en vente sur internet des dizaines de millions d'identifiants et de mots de passe, tout en assurant que ces données ne provenaient pas d'une attaque contre ses systèmes informatiques.

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse, affichant un recul de plus de 200 points, le secteur de l'énergie ayant glissé avec le cours du pétrole brut.

L'indice composé S&P/TSX a cédé 202,48 points pour terminer la séance à 14 037,54 points.

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,27 cent US, pour clôturer à 78,39 cents US.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a effacé 1,49 $ US à 49,07 $ US le baril, tandis que le prix du lingot d'or a avancé de 3,20 $ US à 1275,90 $ US l'once et que le cours du cuivre est resté inchangé à 2,03 $ US la livre.




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