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La Chine et l'Ukraine font chuter la Bourse de New York

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En hausse à l'ouverture, après la parution de bons chiffres sur l'économie américaine, les indices boursiers ont flanché peu avant la mi-séance, basculant en territoire négatif.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a nettement chuté jeudi, des craintes croissantes sur l'impact d'un ralentissement chinois et de la crise ukrainienne sur l'économie mondiale l'emportant sur de bons chiffres américains.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 245,14 / -73,86 (-0,52%)
  • Dow Jones 16 108,89 / -231,19 (-1,41%)
  • S&P 500 1 846,34 / -21,86 (-1,17%)
  • NASDAQ 4 260,42 / -62,91 (-1,46%)

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En hausse à l'ouverture, après la parution de bons chiffres sur l'économie américaine, les indices boursiers ont basculé en territoire négatif avant la mi-séance, avant de s'enfoncer dans le rouge.

Signe de la nervosité du marché, la volatilité, mesurée par l'indice VIX, dit «indice de la peur», a également nettement progressé, de 11,40%, dans un marché aux volumes importants.

«Les statistiques américaines étaient bonnes mais pas assez pour occulter les inquiétudes croissantes suscitées par les données macroéconomiques en provenance de Chine», a commenté Michael James, de Wedbush Securities.

Tout comme les indicateurs parus ce week-end, les chiffres publiés jeudi par la deuxième puissance économique mondiale renforçaient la thèse d'un ralentissement de la vigueur du géant asiatique.

La production industrielle en janvier et février y a progressé à son rythme le plus faible en 5 ans, tombant à 8,6% par rapport à la même période de 2013. Les ventes au détail et les investissements en capital fixe ont eux déçu, augmentant moins que prévu.

Les opérateurs «sont rattrapés par des craintes de plus en plus importantes concernant la capacité de l'économie chinoise à croître et à participer au développement de nos entreprises» aux États-Unis, a ajouté M. James.

Dans ce contexte, «les vendeurs ont repris le dessus sur les acheteurs», a-t-il expliqué.

Les données américaines publiées dans la matinée avaient été cependant plutôt positives.

L'embellie progressive sur le marché de l'emploi semblait se poursuivre avec l'annonce d'une chute inattendue des inscriptions hebdomadaires au chômage tandis que les ventes au détail ont enregistré un rebond plus important que prévu en février, après deux mois de recul.

La crise ukrainienne a ajouté de l'huile sur le feu, a estimé Dan Greenhaus, de BTIG. «Les nouvelles sur le terrain ce matin semblaient montrer que les choses n'allaient pas mieux», créant de la nervosité sur le marché, a-t-il noté.

Alors que les Occidentaux jettent leurs dernières forces pour tenter d'infléchir la position du président russe Vladimir Poutine, Kiev s'est dotée jeudi d'une Garde nationale pour renforcer sa défense à trois jours du référendum prévu dimanche en Crimée sur le rattachement de la péninsule ukrainienne à Moscou.

General Motors dérape

Le constructeur automobile General Motors, sur la sellette après le rappel de 1,6 million de véhicules liés à 12 décès, a baissé de 2,21% à 34,09 dollars. Il a révélé mercredi soir qu'il était au courant de défauts sur ses voitures dès 2001, soit trois ans plus tôt qu'annoncé.

Le lancement d'un projet d'introduction en Bourse de la filiale de banque de détail en Amérique du Nord du conglomérat industriel General Electric ne l'a pas empêché de baisser de 1,63% à 25,34 dollars.

Le marché a vu d'un bon oeil l'annonce par le géant internet Amazon d'une augmentation du prix de son abonnement «Prime» aux États-Unis: son titre a fini dans le vert (+0,23% à 371,51 dollars) malgré la morosité ambiante.

Le groupe de complément nutritionnels Herbalife, accusé depuis plus d'un an par un investisseur de fraude pyramidale, a poursuivi sa chute (-5,38% à 57,31 dollars), au lendemain de l'annonce d'une enquête des autorités américaines.

La chaîne de restauration rapide McDonald's a cédé 1,36% à 97,37 dollars après l'annonce d'une plainte déposée par des employés l'accusant de pratiques illicites visant à les sous-payer.

Facebook s'est déprécié de 2,89% à 68,83 dollars alors que son PDG, Mark Zuckerberg, a accusé jeudi le gouvernement américain de miner la confiance dans internet.

Le marché obligataire, jugé plus sûr que les actions et très prisé des investisseurs en temps d'incertitude, a fini en hausse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,653% contre 2,726% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,601% contre 3,667%.




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