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Acheter le lundi, vendre le mardi

L'oracle Warren Buffett nous dirait sans doute que tous les jours finissant en... (Photo AP)

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Paul Durivage
La Presse

L'oracle Warren Buffett nous dirait sans doute que tous les jours finissant en «di» sont hasardeux à la Bourse. Il reste qu'une étonnante série statistique depuis le début de l'année souligne la vigueur des mardis sur les marchés boursiers nord-américains.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles-vedettes a en effet progressé tous les mardis depuis le début de l'année, exception faite du 8 janvier. S'il augmente encore à la reprise des transactions aujourd'hui, ce sera la 20e hausse consécutive pour l'indice phare qui voltige de record en record.

Le S&P des 500 plus grandes entreprises américaines confirme la tendance du «mardi béni», bien que l'escalade boursière soit plus laborieuse en son cas. L'indice global a progressé 17 mardis sur 20 depuis le début de l'année. Si les vents sont favorables, il alignera aujourd'hui son 10e gain hebdomadaire consécutif.

Le «jour de Mars» sourit aussi aux marchés canadiens, malgré l'inertie imposée par les titres pétroliers et aurifères. L'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a progressé 18 fois sur 20 depuis le début de l'année, et notamment les sept dernières semaines.

Au contraire, les lundis ont été de mauvaises journées en Bourse, deux fois sur trois, depuis le début de l'année à New York, malgré le marché généralement haussier. Le premier jour de la semaine a été synonyme de recul boursier au Canada aussi, six fois sur dix.

Un phénomène étonnant et inexpliqué

Loin d'être une fantaisie statistique de la dernière lune, cette tendance a des racines historiques profondes, note la firme Jag Capital, qui a adopté la maxime de Winston Churchill comme quoi le pessimiste voit de la difficulté dans chaque occasion tandis que l'optimiste voit une occasion dans chaque difficulté. Selon son almanach, les sessions du mardi ont généré un rendement cumulatif de 77% à la Bourse de New York depuis 2003, tandis que les lundis l'ont saigné de 1,3%.

Norman Conley, président de la firme de St. Louis, au Missouri, relève que la forte proportion des avancées constatées est survenue en période de crise, en particulier de 2007 à 2009, alors que les Bourses rebondissaient le mardi après le carnage du lundi, au retour de week-ends d'inquiétude.

Comme toute «tendance», celle-ci pourrait disparaître aussi vite qu'elle est apparue. Surtout maintenant qu'elle est largement médiatisée, chaque mardi contribuant à renforcer le nouveau credo.

On se rappellera aussi que le Standard & Poor's a augmenté dans 63 séances sur 100, depuis le début de l'année, du jamais vu depuis 1995. Cette situation exceptionnelle prête à plein d'autres anomalies.

Si on remonte jusqu'à 1960, on trouve en fait peu de différences entre les divers jours de la semaine, le mercredi étant apparemment le plus profitable, suivi par le vendredi, le jeudi, le mardi et le lundi.

Et pour citer le gestionnaire-vedette Barton Biggs, en conclusion: «Les modèles quantitatifs échouent inévitablement puisqu'ils sont conçus pour saisir ce qui aurait fonctionné dans le cycle précédent, alors que le prochain reste une énigme enveloppée dans un mystère.»




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