Nouvelles arrestations liées à l'attentat de Londres

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Une voiture de police quitte un complexe où ont eu lieu des perquisitions, le 24 mars à West Didsbury.

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Jacques KLOPP
Agence France-Presse
LONDRES

La police britannique a procédé vendredi à trois nouvelles arrestations liées à l'attentat revendiqué par le groupe État islamique qui a fait quatre morts mercredi à Londres, et publié la photo de son auteur pour faire avancer l'enquête.

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Le commandant de l'antiterrorisme, Mark Rowley

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Tué par la police dans la cour du Parlement de Westminster et identifié comme Khalid Masood, l'auteur de l'attaque la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis douze ans est un Britannique également connu sous les noms de Adrian Elms et Adrian Russell Ajao.

L'image en gros plan de son visage a été diffusée dans l'après-midi, accompagnée d'un appel invitant ceux qui le connaissaient à se rapprocher de la police.

Le commandant de l'antiterrorisme de Scotland Yard, Mark Rowley, a annoncé que la police avait procédé à « deux nouvelles arrestations importantes dans la nuit » et une troisième vendredi matin à Manchester. Il s'agit de deux hommes et une femme.

La police a au total arrêté 11 personnes âgées entre 21 et 58 ans (sept hommes et quatre femmes) : huit à Birmingham, deux à Manchester et une à Londres.

Une femme ayant été libérée sous caution depuis, dix personnes étaient en garde à vue vendredi après-midi, toutes « arrêtées car soupçonnées de préparer des actes terroristes », selon la police.

Des perquisitions étaient toujours en cours à trois adresses, deux à Birmingham et une à Londres.

L'enquête se concentre sur les motivations du tueur et la préparation de l'attentat qui a également fait une cinquantaine de blessés, dont deux dans un état critique et un autre entre la vie et la mort.

« Nous cherchons à déterminer s'il a agi seul inspiré par la propagande terroriste ou s'il a été commandité et aidé », a souligné Mark Rowley.

Marié à une musulmane en 2004 et converti à l'islam, selon les médias britanniques, il aurait ensuite travaillé en Arabie Saoudite, avant de revenir au Royaume-Uni en 2009.

« Miracle »

Il vivait depuis peu dans les West Midlands et ne faisait l'objet d'aucune enquête. « Nous n'avons aucun élément indiquant que l'attaque aurait pu être stoppée en amont », a déclaré à la BBC Dominic Grieve, président de la commission parlementaire sur le renseignement et la sécurité. Le député a ajouté qu'une douzaine de tentatives d'attentat avaient été déjouées ces 18 derniers mois au Royaume-Uni et que c'était « un miracle » qu'une attaque n'ait pas eu lieu plus tôt.

Khalid Masood a grandi à Rye, dans le Kent. Il habitait jusqu'en juin à Birmingham avec femme et enfants, selon des témoins qui ont décrit un homme « très religieux ».

Il avait été condamné à plusieurs reprises pour agressions, possession d'armes et trouble à l'ordre public entre 1983 et 2003, a indiqué Scotland Yard. Selon le quotidien Daily Telegraph, il a fait deux ans de prison pour avoir porté des coups de couteau au visage d'un homme lors d'une rixe dans un pub.

« Il y a quelques années, il a fait l'objet d'une enquête du MI5 », le service britannique de renseignement intérieur, en lien avec « l'extrémisme violent », avait déclaré la première ministre Theresa May jeudi devant le Parlement, ajoutant qu'il était alors « un personnage secondaire » dans l'enquête.

Quelques heures avant de passer à l'action, il a séjourné dans un hôtel à Brighton, sur la côte sud de l'Angleterre, selon le gérant de l'établissement.

L'hôtel a été perquisitionné par la police après que celle-ci a découvert une facture de l'établissement dans la voiture de location utilisée pour faucher les piétons sur le pont de Westminster.

« Menace toujours là »

Trois personnes sont mortes sur le pont de Westminster face à Big Ben : Kurt Cochran, un touriste américain de 54 ans, Aysha Frade, une Britannique d'origine espagnole de 43 ans et un Londonien de 75 ans, Leslie Rhodes.

La quatrième victime est le policier Keith Palmer, un père de famille de 48 ans, poignardé à mort dans la cour du Parlement de Westminster par l'assaillant qui a ensuite été abattu par un autre officier de police.

Le groupe djihadiste État islamique (EI) a revendiqué moins de 24 heures plus tard cette attaque commise un an jour pour jour après les attentats djihadistes de Bruxelles qui avaient fait 32 morts.

« La menace est toujours là. Ce n'est pas parce qu'il y a une offensive contre Daech [acronyme arabe de l'EI] qui réussit en Irak et en Syrie qu'il faut se désarmer », a déclaré à la chaîne CNEWS le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui s'est rendu vendredi à Londres au chevet des trois écoliers français blessés dans l'attentat.

Un rassemblement interreligieux devant l'Abbaye de Westminster a réuni l'archevêque de Cantorbéry Justin Welby et des responsables musulmans, catholiques et juifs. Ils ont observé ensemble une minute de silence.

Toutes les rues autour du Parlement, coeur politique et touristique de la capitale, étaient ouvertes à la circulation. Mais la sécurité restera renforcée dans la capitale dans les prochains jours, avec presque deux fois plus de policiers armés que d'habitude dans les rues, a indiqué Scotland Yard.




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