Plus de 1400 migrants secourus en Méditerranée

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Les migrants secourus mercredi se trouvaient sur 13 embarcations de fortune et étaient attendus jeudi dans les ports de Reggio de Calabre et de Trapani en Sicile, a précisé un porte-parole des garde-côtes italiens.

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Agence France-Presse
Rome

Plus de 1300 migrants ont été secourus mercredi au large de la Libye et au moins 100 autres jeudi, ont annoncé les gardes-côtes italiens et des ONG, à la veille d'un sommet européen où cette question sera centrale.

Les migrants secourus mercredi se trouvaient sur 13 embarcations de fortune et étaient attendus jeudi dans les ports de Reggio de Calabre et de Trapani en Sicile, a précisé un porte-parole des garde-côtes italiens.

Ce dernier n'a pas souhaité donner de détail sur les opérations de secours de jeudi qui n'étaient pas terminées.

À l'aube, le navire Aquarius, affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), a secouru 100 personnes, dont sept femmes et 41 mineurs non accompagnés, ont annoncé les deux ONG sur Twitter.

Récupérés à 22 milles nautiques au large de Sabrata, les migrants secourus, qui n'avaient qu'une vieille boussole et aucun gilet de sauvetage, ont raconté être partis vers 22h00 en compagnie d'autres personnes.

«La mer est calme, il fait 15 degrés, nous continuons les recherches», a expliqué une porte-parole de SOS Méditerranée à l'AFP.

Légèrement plus au nord, les préparatifs étaient en cours à Malte pour un sommet européen qui doit être largement consacré à la crise migratoire et au projet européen de soutenir en Libye la lutte contre les passeurs.

Il est «temps de fermer» la voie entre la Libye et l'Italie et cet objectif est «à notre portée», a affirmé jeudi le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Sur le pont de l'Aquarius, où les visages se ferment dès que l'on pose des questions sur la Libye, l'idée de bloquer les migrants dans ce pays où ils sont victimes d'abus et de tortures n'apparaît pas comme une solution.

«J'ai passé trois mois en Libye. Là-bas, les noirs ils les mettent en prison. On n'a presque pas à manger ou à boire», a témoigné jeudi matin un jeune homme de 26 ans originaire de Guinée Bissau.

«Les Libyens nous tirent dessus comme sur des chiens», a ajouté Boubacar, Guinéen de 17 ans, selon des propos rapportés par une porte-parole de SOS Méditerranée.

«Déclarer la guerre aux passeurs ne résout en rien les guerres, la pauvreté et l'absence d'alternative qui alimentent leur trafic», a fait valoir MSF sur Twitter.

Avant les secours de ces derniers jours, les autorités italiennes ont enregistré l'arrivée de 4480 personnes en janvier, tandis que plus de 220 sont morts ou disparus en mer durant la même période, selon l'ONU.




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