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Deux militantes d'extrême gauche tuées lors d'une attaque d'un poste de police à Istanbul

En milieu de matinée, les deux femmes ont... (IMAGE DHA/REUTERS TV)

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En milieu de matinée, les deux femmes ont lancé plusieurs grenades, qui n'ont pas explosé, puis ouvert le feu devant le quartier général stambouliote des unités de la police anti-émeute.

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Agence France-Presse
ISTANBUL

La police turque a abattu jeudi deux militantes d'un groupuscule d'extrême gauche interdit qui venaient d'attaquer un poste de police dans le district de Bayrampasa à Istanbul, a annoncé le gouverneur d'Istanbul.

Les deux assaillantes ont été «neutralisées» lors d'une opération lancée par les forces de l'ordre contre l'immeuble où elles s'étaient retranchées après leur attaque, a déclaré Vasip Sahin, cité par l'agence progouvernementale Anatolie.

Des sources policières citées par Anatolie les ont identifiées comme Cigdem Yaksi et Berna Yilmaz, membres du Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C).

Dans une déclaration, le DHKP-C a confirmé leur identité et revendiqué l'opération en saluant la mémoire de ses deux «combattantes de la justice».

En milieu de matinée, les deux femmes ont lancé plusieurs grenades, qui n'ont pas explosé, puis ouvert le feu devant le quartier général stambouliote des unités de la police anti-émeute. Les fonctionnaires ont riposté et blessé une des deux assaillantes, qui ont ensuite pris la fuite, selon l'agence de presse Dogan.

Deux policiers ont été légèrement blessés, a précisé le gouverneur Sahin.

Les médias turcs ont diffusé des images vidéo tirées de caméras de surveillance montrant les deux femmes ouvrant le feu à l'arme automatique sur un bus de la police.



Le DHKP-C a commis de nombreux attentats depuis les années 1970 contre des personnalités représentant l'État turc, le capitalisme ou les intérêts américains. Il prend régulièrement pour cible les policiers turcs.

En août dernier, il avait ainsi revendiqué l'attaque menée par deux de ses militants, qui avaient ouvert le feu sans faire de blessés sur des policiers en faction devant les bureaux stambouliotes du premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu.

La Turquie vit depuis plusieurs mois en état d'alerte permanente depuis une série d'attentats meurtriers sur son sol.

Vingt-neuf personnes ont été tuées le 17 février dans une attaque-suicide à la voiture piégée visant des véhicules militaires dans le coeur de la capitale Ankara, qui a été revendiqué par une faction kurde radicale, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit).

En 2015, la Turquie a été frappée par quatre attentats à la voiture piégée, à Ankara, Istanbul, dans le sud-est et à la frontière syrienne, tous attribués aux djihadistes du groupe État islamique (EI).

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