La Turquie a déjoué un «attentat majeur» à Istanbul vendredi

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Samedi, des Turcs se sont réunis devant le consulat de France à Istanbul pour rendre hommage aux Français tués dans les attentats de vendredi.

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Agence France-Presse
ANTALYA

Les autorités turques ont déjoué un attentat djihadiste « majeur » à Istanbul prévu vendredi, le même jour que les attaques meurtrières qui ont fait au moins 129 morts à Paris, a affirmé dimanche à l'AFP un responsable gouvernemental turc.

« Nous pensons qu'ils préparaient une attaque à Istanbul le même jour que celles de Paris (...) les premiers résultats de nos investigations suggèrent que nous avons déjoué une attaque majeure », a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat.

La police turque a interpellé vendredi à Istanbul cinq personnes, dont un citoyen britannique identifié comme Aine Lesley Davis.

Cet homme est présenté par les autorités turques comme un partenaire au sein du groupe État islamique (EI) du fameux « Jihadi John », le bourreau britannique que l'armée américaine a probablement tué lors d'une frappe de drones jeudi en Syrie.

« Ces cinq suspects sont entrés de Syrie en Turquie cette semaine pour mener une attaque en Turquie », a expliqué dimanche le responsable turc.

Trois groupes de djihadistes ont mené vendredi soir à Paris une série d'attaques revendiquée par l'EI, notamment dans une salle de concert et au Stade de France, qui ont tué au moins 129 personnes. Sept membres de ces commandos sont morts.

Le responsable gouvernemental a également indiqué que les policiers turcs étaient en contact avec leurs collègues français pour identifier d'éventuels liens entre l'attaque prévue à Istanbul et celles perpétrées à Paris.

« Toutes les possibilités sont étudiées, a-t-il commenté, nous sommes maintenant en contact avec la France ».

Les autorités turques ont attribué au groupe extrémiste une série d'attaques récentes commises sur son sol, notamment un attentat suicide qui a fait 102 morts le 10 octobre devant la gare centrale d'Ankara, le plus meurtrier de son histoire.

Longtemps accusé par ses alliés de complaisance envers les groupes radicaux qui luttent contre le régime de Damas, le gouvernement islamo-conservateur turc a renforcé depuis un an les contrôles à sa frontière avec la Syrie, point de passage favori des militants étrangers qui rejoignent les rangs de l'EI.

Ankara a également rejoint l'été dernier la coalition internationale menée par les États-Unis et a frappé à plusieurs reprises des cibles de l'EI en Syrie.

Les dirigeants du G20, réunis dimanche en sommet à Antalya (sud), ont promis une réponse « très forte » contre la menace jihadiste après les attentats de Paris.

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