L'archevêque de Canterbury lance un appel contre la loi sur le droit à mourir

L'archevêque de Canterbury Justin Welby estime que le... (Photo Gareth Fuller, archives AP)

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L'archevêque de Canterbury Justin Welby estime que le suicide assisté minerait le respect de l'éthique et de la vie humaine qui sont à la base du code moral et du système légal britannique.

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Agence France-Presse

L'archevêque de Canterbury Justin Welby, chef de file de la religion anglicane, et les dirigeants des autres groupes religieux de Grande-Bretagne ont averti dimanche qu'« un Rubicon éthique » serait franchi si le parlement votait une loi sur le droit à mourir pour les malades en phase terminale.

Dans une lettre envoyée à tous les députés de la chambre des Communes, l'archevêque de Canterbury et les représentants des communautés catholique, orthodoxe, juive, musulmane et sikh de Grande-Bretagne ont appelé les législateurs à refuser le projet de loi sur la mort assistée, qui sera débattu au parlement vendredi.

Cette loi permettrait à des malades qui auraient moins de six mois à vivre de recevoir une dose de médicaments mortelle.

Selon ces responsables religieux, ce projet de loi risquerait de miner le respect de l'éthique et de la vie humaine qui sont à la base du code moral et du système légal britannique.

« Ce respect pour la vie des autres, qui est au coeur de notre système pénal et de nos lois sur les droits de la personne, ne devrait pas être abandonné », déclare la lettre publiée dans l'hebdomadaire britannique The Observer.

« Pour nous, bien que mettre fin à sa vie ne soit pas un crime en Grande-Bretagne, un suicide est une tragédie et nous faisons tout ce que nous pouvons pour l'éviter. Ce projet de loi reviendrait non seulement à légitimer le suicide, mais à l'encourager ».

« Il s'agit d'un changement d'une énorme ampleur, concernant la loi, mais aussi le rôle des médecins », écrivent les représentants des communautés religieuses.

Le projet de loi qui sera soumis au parlement prévoit que deux médecins et un juge des affaires familiales confirment le diagnostic médical du patient, attestent de sa pleine capacité mentale et du fait qu'il agit libre de toute pression extérieure.

Le patient devrait s'administrer lui-même la dose mortelle de médicaments.

Le suicide assisté est légal en Suisse, au Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg ainsi que dans les États américains du Vermont, de l'Oregon et de Washington.

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