France: «des actes terroristes» ont été déjoués «cette semaine»

Depuis janvier 30 000 militaires, policiers et gendarmes... (PHOTO REUTERS)

Agrandir

Depuis janvier 30 000 militaires, policiers et gendarmes sont déployés en France pour assurer la sécurité des sites sensibles.

PHOTO REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Marseille

Le président français François Hollande a déclaré mercredi que «des actes terroristes» avaient été déjoués «cette semaine» en France, en marge d'un déplacement à Marseille avec le président mexicain Enrique Pena Nieto.

«Cette semaine, nous avons également prévenu des actes terroristes qui auraient pu être produits»,  a déclaré le président français, qui était interrogé sur des explosions apparemment criminelles survenues mardi sur un site pétrochimique proche de Marseille.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a précisé mercredi soir que quatre personnes, dont un ancien militaire de la marine nationale, ont été interpellées lundi «en quatre points du territoire» et placées en garde à vue. Ils «projetaient de commettre une action terroriste contre des installations militaires françaises», a-t-il ajouté.

Le «principal instigateur» avait été signalé pour ses «velléités de départ en Syrie», et avait aussi «été repéré pour son activisme sur les réseaux sociaux et dans le relationnel de jihadistes français aujourd'hui incarcérés», a encore indiqué le ministre.

De source proche de l'enquête, les suspects auraient projeté de décapiter un militaire gradé.

Une enquête préliminaire avait été ouverte le 23 juin par la section antiterroriste du parquet de Paris «pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme», a-t-il affirmé.

Le ministre de l'Intérieur a encore précisé qu'il n'existait pas de lien «à ce stade» avec l'attentat sur le site pétrochimique, dont la motivation n'est pour l'heure pas établie.

François Hollande a annoncé avoir fait renforcer la sécurité sur tous les sites industriels sensibles.

Le 7 juillet, des explosifs et des détonateurs avaient été dérobés sur un site militaire de stockage, à une trentaine de kilomètres du site pétrochimique visé par l'attentat de mardi. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait dénoncé une «défaillance grave». Les enquêteurs ont estimé mercredi qu'il était trop tôt pour établir un rapprochement entre ce vol et les explosions sur le site pétrochimique.

Alors que la France garde la mémoire des attentats jihadistes qui ont fait 17 morts ente le 7 et le 9 janvier à Paris, le Premier ministre Manuel Valls avait fait état en avril de cinq attentats déjoués depuis janvier.

Cependant le 26 juin, un chef d'entreprise a été décapité par un de ses employés qui a aussi tenté de commettre un attentat contre une usine chimique de la région de Lyon (centre-est). L'auteur, qui a envoyé des photos de la décapitation à un homme se trouvant en Syrie, avait été repéré comme adepte de l'islam radical par les services de renseignements mais ne faisait pas l'objet d'une surveillance particulière.

Le Premier ministre a souligné mardi que «la menace terroriste n'a jamais été aussi prégnante, aussi pesante, aussi lourde à l'extérieur comme à l'intérieur» de la France.

Depuis janvier 30 000 militaires, policiers et gendarmes sont déployés en France pour assurer la sécurité des sites sensibles, lieux de culte, écoles confessionnelles, sites industriels, et gares notamment.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer