Grèce: un ministre évoque l'éventualité de nouvelles élections

Le ministre de l'Intérieur, Nikos Voutsis (à droite), discute... (PHOTO ALKIS KONSTANTINIDIS, ARCHIVES REUTERS)

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Le ministre de l'Intérieur, Nikos Voutsis (à droite), discute avec le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, le 18 mars pendant une session parlementaire.

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Agence France-Presse
ATHÈNES

Sous pression des créanciers, UE et FMI, et des partis d'opposition à l'intérieur de la Grèce, le ministre de l'Intérieur a indiqué que «si besoin», de nouvelles élections générales pourraient être convoquées pour permettre au peuple de se prononcer sur la politique du gouvernement de la gauche radicale.

«Ceux qui imaginent que le gouvernement actuel est une parenthèse [...] se trompent; le peuple s'est prononcé [récemment] et, si besoin, il le fera de nouveau», a lancé Nikos Voutsis dans la nuit de vendredi à samedi lors d'un débat houleux au Parlement sur le décret concernant le transfert des fonds des organismes publics à la banque de Grèce, une mesure adoptée pour parer à la pénurie des finances publiques.

Les partis d'opposition, surtout la droite de la Nouvelle-Démocratie et les socialistes du Pasok, ont qualifié le décret «d'anticonstitutionnel» et ont accusé le gouvernement de traîner dans les négociations avec les créanciers, ce qui risque de conduite les caisses de l'État «dans l'impasse».

Nikos Filis, porte-parole du groupe parlementaire de la gauche radicale Syriza, au pouvoir depuis trois mois et qui bénéficie toujours d'une grande popularité, a assuré que le gouvernement «ne souhaitait pas d'élections anticipées ni de referendum».

«Nous souhaitons un compromis avec les créanciers sur les problèmes d'économie mais si l'opposition demande la légitimation de cet accord par le peuple, on n'aura pas peur [d'élections]», a-t-il souligné.

La zone euro a exprimé vendredi «ses inquiétudes sur les progrès limités dans les discussions avec la Grèce» concernant le versement de la dernière tranche de 7,2 milliards d'euros des prêts au pays, à l'issue d'une réunion des ministres des Finances (Eurogroupe).

Les pays baltes, la Slovénie et la Slovaquie étaient parmi les pays de la zone euro qui ont le plus critiqué la Grèce, qui résiste à adopter de nouvelles «réformes», a indiqué une source européenne.

Selon cette source, les négociations piétinent en raison du «dysfonctionnement des deux groupes séparés», qui sont chargés de négociations: celui à Athènes qui comprend des équipes techniques de l'UE et s'entretient avec des ministres grecs, et celui de Bruxelles composé de représentants du gouvernement grec, de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE), du Mécanisme européen de stabilité (MES) et du Fonds monétaire international (FMI).

Une décision devrait être prise sur ce sujet prochainement, a estimé cette source.

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