Le président de la BCE victime d'une attaque aux confettis

La femme âgée d'une vingtaine d'années, qui s'était... (PHOTO DANIEL ROLAND, AFP)

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La femme âgée d'une vingtaine d'années, qui s'était mêlée au public de journalistes, a grimpé sur la table devant M. Draghi en scandant an anglais «arrêtez la dictature de la BCE» («end the ECB dictatorship»), un slogan qu'elle arborait aussi sur son t-shirt, tout en lançant des confettis, a constaté un journaliste de l'AFP présent.

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Agence France-Presse
FRANCFORT

Une jeune militante, vraisemblablement issue du mouvement féministe Femen, s'est ruée sur Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE) lors d'une conférence de presse mercredi au siège de l'institution à Francfort.

La jeune femme qui s'était mêlée aux journalistes a bondi sur la table devant M. Draghi quelques minutes après le début de la conférence, en scandant en anglais «Arrêtez la dictature de la BCE» («End the ECB dictatorship»), tout en faisant voler des feuilles et en lançant des confettis, a constaté un journaliste de l'AFP.

Sur son compte Twitter, le réseau féministe Femen semblait revendiquer l'action. «Allemagne, regarde les Femen s'en prendre au président de la BCE Mario Draghi», proclamait un tweet assorti d'un lien vers une vidéo de l'incident.



La jeune femme arborait le slogan qu'elle a proféré sur son T-shirt noir, avec une orthographe détournée de «dictature» («dick-tatorship» au lieu de «dictatorship»), suggérant un message féministe, le mot «dick» désignant le sexe masculin.

La conférence de presse a été interrompue pendant quelques minutes et la jeune femme écartée.

Âgée de 21 ans et originaire de Hambourg (nord de l'Allemagne), elle a été interpellée et était interrogée dans l'après-midi par la police de Francfort, a indiqué à l'AFP un porte-parole de celle-ci.

«Les premiers éléments suggèrent que la militante s'était inscrite (à la conférence de presse) pour le compte d'un média dont elle ne fait pas partie», a indiqué la BCE dans un bref communiqué consacré à l'incident. «Comme tous les visiteurs de la BCE, elle s'est soumise à un contrôle d'identité, au détecteur de métaux et à un rayon X de son sac avant d'entrer dans le bâtiment», a poursuivi l'institution.

«Nous allons la relâcher, il n'y a aucune raison de la maintenir en détention, car elle avait le droit d'être sur place et n'a blessé personne», a expliqué le porte-parole de la police.

La BCE n'a pas souhaité s'exprimer sur une possible plainte.

La jeune femme a laissé sur place un message dactylographié en anglais. «BCE, maître de l'univers, je viens vous rappeler qu'il n'y a pas de dieu, mais qu'il y a des gens derrière ces vies, et si vous régnez au lieu de servir, vous entendrez nos cris», y lit-on.

«Aujourd'hui, je suis un papillon qui vous envoie une phrase, mais tremblez, il en viendra plus (...) La BCE ne s'est pas acquittée de sa dette», conclut le message, assez confus.

La BCE est souvent vue comme un artisan majeur des politiques d'austérité à l'oeuvre dans plusieurs pays d'Europe, et en butte à de sévères critiques. L'inauguration de son nouveau siège à Francfort avait donné lieu le mois dernier à d'importantes manifestations anti-austérité et anticapitalistes.

Le mouvement Femen, né en Ukraine en 2008, fait passer ses messages féministes en général au moyen de jeunes femmes qui perturbent des manifestations publiques et exhibent leurs seins nus. Le mouvement a une antenne allemande depuis 2013, qui a déjà mené plusieurs actions dans le pays. 

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