Le Liberia ne compte plus que cinq cas confirmés d'Ebola

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Au plus fort de l'épidémie, en août et septembre, le Liberia enregistrait plus de 300 nouveaux cas par semaine.

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Zoom DOSSO
Agence France-Presse
MONROVIA

Le Liberia a annoncé samedi qu'il ne comptait plus que cinq cas confirmés d'Ebola, un pas majeur vers la fin de l'épidémie dans le pays, même si l'OMS s'inquiète toujours de la situation dans la région.

La pire épidémie jamais enregistrée de ce virus a fait officiellement près de 9000 morts en plus d'un an dans les trois pays les plus touchés (Liberia, Guinée et Sierra Leone). Mais les experts estiment que le bilan réel est nettement plus élevé.

Alors que plus de 3500 personnes ont succombé à cette fièvre hémorragique au Liberia, le gouvernement a fait une annonce fracassante samedi.

«Nous avons cinq cas d'Ebola confirmés au Liberia à ce jour», a déclaré à l'AFP le vice-ministre de la Santé Tolbert Nyensuwah.

Selon lui, trois des cas se trouvent dans la capitale Monrovia et les autres dans les comtés de Bomi et Grand Cape Mount (nord-ouest).

«Cela signifie que nous allons arriver à zéro [cas] si tout se passe bien, si d'autres personnes ne tombent pas malades ailleurs», a ajouté le vice-ministre.

Les chiffres donnés par Monrovia ont été confirmés samedi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

«L'OMS soutient le gouvernement du Liberia dans ses efforts pour parvenir à zéro cas», a ajouté Lisa White, porte-parole de la Mission pour la réponse d'urgence à Ebola (UNMEER). «À présent il faut rester vigilant et s'assurer que cette tendance se confirme».

Au plus fort de l'épidémie, en août et septembre 2014, le Liberia enregistrait plus de 300 nouveaux cas par semaine et le personnel médical dépassé devait renvoyer les malades des hôpitaux submergés, souvent pour mourir dans la rue.

Situation toujours «préoccupante»

Mais, grâce à une vaste mobilisation internationale, des centaines de travailleurs de santé et des militaires américains sont arrivés dans le pays pour former le personnel de santé et construire des centres de traitement contre Ebola. La semaine dernière déjà, le Liberia n'avait signalé que huit nouveaux cas.

M. Nyensuwah a indiqué que les cinq cas restants incluaient une femme décédée la semaine dernière, qui aurait été en contact avec 25 personnes dans le quartier de Paynesville à Monrovia. Toutes ont été placées en quarantaine.

Dans son dernier bilan, l'OMS a indiqué qu'au moins 8688 personnes avaient péri de la maladie, sur 21 759 cas enregistrés, depuis le début de l'épidémie en Guinée il y a plus d'un an.

Vingt nouveaux cas ont été signalés la semaine dernière en Guinée, contre 45 la semaine précédente. En Sierra Leone, 117 malades ont été enregistrés la semaine dernière, contre 184 la semaine d'avant.

Vendredi, la Sierra Leone, comptant six millions d'habitants, a annoncé la levée des mesures de quarantaine. Le gouvernement avait placé en quarantaine six de ses 14 provinces, soit près de la moitié de la population, après l'instauration de l'état d'urgence fin juillet 2014. Le président Ernest Bai Koroma a jugé que «la victoire est en vue».

Mais cette mesure a été prise le jour même où l'OMS prévenait que la situation restait «extrêmement préoccupante» et réclamait 350 millions de dollars (312 millions d'euros) pour pouvoir poursuivre ses programmes anti-Ebola dans les six prochains mois.

«Nous voyons le nombre de nouveaux cas baisser et, dans le même temps, les contributions aussi, ce n'est pas de cette manière que nous arriverons à zéro!», a lancé à Genève Bruce Aylward, chef des opérations anti-Ebola pour l'OMS.

«Nous sommes dans une situation toujours très inquiétante, surtout maintenant [...] que nous nous dirigeons vers la saison des pluies très, très bientôt. Cela va nous frapper en avril, mai, et rendra la réponse beaucoup plus compliquée», a-t-il souligné.

Les progrès sont néanmoins immenses dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest concernés par l'épidémie, où la situation semblait désespérée encore récemment: commerce interrompu, restrictions de déplacement empêchant les récoltes...

Vendredi, les 300 premières doses d'un des deux vaccins expérimentaux contre Ebola sont arrivées au Liberia. Dans les prochaines semaines, des tests y impliqueront jusqu'à 30 000 personnes.

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