MH17 : les Pays-Bas entament une nouvelle mission de recherche

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La mission devrait durer «quelques semaines» si la sécurité le permet.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
LA HAYE

Les Pays-Bas tenteront dès jeudi de rechercher restes humains et débris d'avion dans l'Est de l'Ukraine, où un Boeing 777 avait été abattu en juillet avec près de 300 personnes à son bord, a annoncé mercredi le gouvernement.

«L'équipe est à Donetsk et prête à entamer le travail dès demain», a indiqué le chef de la mission, Pieter Jaap Aalbersberg, au cours d'une conférence de presse au ministère de la Justice à La Haye.

La mission se concentrera sur deux zones, dont l'une était restée inaccessible aux précédentes missions de recherche pour des raisons de sécurité, les combats entre rebelles prorusses et armée ukrainienne y faisant alors rage.

Ce site de Petropavlika est situé à dix kilomètres à l'ouest de Grabové, où la plupart des débris sont tombés : l'avion ayant été abattu à haute altitude, certaines parties de la carcasse sont tombées dans d'autres zones, plus ou moins éloignées.

Si la situation est désormais plus sûre dans la zone, permettant à cette mission d'y accéder, il reste sur place des munitions n'ayant pas explosé et des mines antipersonnelles, a expliqué Theo ten Haaf, chargé de la sécurité.

Pour M. Aalbersberg, le but de la mission est de «faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ramener un maximum de restes humains, d'effets personnels et de morceaux de carcasse de l'avion aux Pays-Bas».

La mission devrait durer «quelques semaines» si la sécurité le permet.

Les effets personnels des voyageurs, les débris de la carcasse et les éventuels restes humains seront ensuite rapatriés aux Pays-Bas, où l'enquête sur la cause de la tragédie est coordonnée par le Bureau néerlandais pour la sécurité (OVV).

Près des deux tiers des victimes se trouvant le 17 juillet à bord du vol MH17, qui devait assurer la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, étaient néerlandaises.

Seuls les restes de deux victimes néerlandaises doivent encore être identifiés.

L'appareil a probablement été abattu par un missile au moment où il survolait cette région aux mains des séparatistes prorusses.

L'Ukraine et les États-Unis affirment que l'appareil a été abattu par un missile sol-air fourni aux séparatistes prorusses par Moscou. La Russie a démenti ces allégations et montré du doigt les forces ukrainiennes.

Un cessez-le-feu entre rebelles et forces ukrainiennes était entré en vigueur en février mais inquiets de ses constantes violations, les chefs des diplomaties allemande, française, russe et ukrainienne avaient appelé lundi à aller de l'avant avec le retrait des armes de la ligne du front.

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