Washington prépare des sanctions unilatérales contre la Russie

Mardi, Kiev a demandé de nouvelles sanctions européennes... (Photo: AFP)

Agrandir

Mardi, Kiev a demandé de nouvelles sanctions européennes contre la Russie sur fond d'une nette aggravation des tensions dans l'Est rebelle.

Photo: AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Ukraine
Ukraine

Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont laissé entendre mardi qu'ils pourraient durcir unilatéralement leurs sanctions contre la Russie si l'Union européenne ne les suivait pas dans leur démarche, destinée à faire plier Moscou sur l'Ukraine.

Cette nouvelle salve, qui vise l'économie russe, n'attend plus que la signature du président Barack Obama, qui pourrait intervenir si les dirigeants européens ne prennent aucune mesure dans ce sens lors d'un sommet mercredi à Bruxelles où la question ukrainienne sera à l'ordre du jour, a indiqué un haut responsable américain à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Une source diplomatique a toutefois expliqué mardi soir que de nouvelles sanctions européennes contre la Russie et les séparatistes prorusses semblaient «très probables» lors du sommet européen. Ces mesures pourraient comprendre le gel des programmes menés en Russie par la Banque européenne d'investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

Mais cette même source a précisé que cette décision d'envisager de nouvelles sanctions n'était pas «due à une pression des États-Unis».

La Maison-Blanche préférerait toutefois largement agir en concertation avec ses alliés européens pour donner plus de poids à ces sanctions.

Depuis plusieurs semaines, Barack Obama s'active pour tenter de convaincre ses alliés de prendre de nouvelles sanctions, après celles décidées plus tôt cette année contre des proches du président russe Vladimir Poutine et des responsables impliqués dans la politique ukrainienne de Moscou.

Le mois dernier, les dirigeants du G7 réunis à Bruxelles avaient appelé M. Poutine à faire véritablement baisser la tension en Ukraine, en arrêtant notamment le flux d'armes et de militants séparatistes vers l'Ukraine et en usant de son influence auprès des séparatistes pour qu'ils déposent les armes.

Or, lors d'une conversation avec le Premier ministre britannique David Cameron dimanche, Barack Obama a estimé que Moscou ne remplissait pas ses conditions.

Mardi, Kiev a demandé, elle aussi, de nouvelles sanctions européennes contre la Russie sur fond d'une nette aggravation des tensions dans l'Est rebelle.

«Plus cela dure, plus nous aurons du mal à replacer l'Ukraine sur un socle stable et sain, tant d'un point de vue économique que politique», a estimé Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche, mardi.

Mais il a refusé de préciser quelles personnes ou entités pourraient être visées par de nouvelles sanctions américaines, de crainte qu'elles ne mettent leurs capitaux à l'abri.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer