Merkel et Obama appellent Moscou à «agir sur les séparatistes»

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La chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Barack Obama.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Berlin

La chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Barack Obama se sont téléphoné jeudi à propos de l'Ukraine et ont appelé Moscou à agir sur «les séparatistes dans l'est de l'Ukraine» pour faire observer un cessez-le-feu, selon un communiqué de la chancellerie.

Mme Merkel et M. Obama ont «tous deux souligné l'importance d'un cessez-le-feu rapide observé par les deux parties» et «dans ce cadre, la Russie doit avant tout apporter sa contribution et agir sur les séparatistes dans l'est de l'Ukraine pour que ce cessez-le-feu soit respecté», précise ce communiqué.

La chancelière et le président américain demandent en outre qu'«aucun combattant» et «aucune arme» «en provenance du territoire russe» ne puissent arriver en Ukraine.

«L'opportunité d'un cessez-le-feu bilatéral ne doit pas de nouveau rester inutilisée», affirme le communiqué de la chancellerie.

Le président ukrainien Petro Porochenko a poursuivi jeudi son «opération antiterroriste» dans l'Est et a de facto repoussé la perspective d'un éventuel retour au cessez-le-feu, réclamé la veille à Berlin par les Européens, jusqu'à ce que ses conditions, et notamment la reprise du contrôle de la frontière, soient remplies.

L'Ukraine pose deux autres conditions principales pour un cessez-le-feu : le contrôle de la frontière, sous la surveillance de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et la libération de «tous les otages» par les séparatistes.

Pour leur part, les insurgés se disent prêts à des négociations indirectes, seulement avec la participation de la Russie.

Dans la journée, Mme Merkel avait également téléphoné au président français François Hollande, tous deux demandant au président russe Vladimir Poutine «d'intervenir auprès des séparatistes», selon la présidence française.

Cet entretien s'est déroulé dans le sillage de la rencontre des quatre ministres ukrainien, russe, allemand et français des Affaires étrangères, mercredi à Berlin, qui a débouché sur l'appel à une réunion, au plus tard samedi, du groupe de contact rassemblant la Russie, l'Ukraine et l'OSCE avec la participation des rebelles.




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