Behring Breivik et World of Warcraft

« World of Warcraft n'a rien à voir... (Photo: Stian Lysberg Solum, Reuters)

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« World of Warcraft n'a rien à voir avec le 22 juillet (jour du massacre) », a répondu Anders Behring Breivik au procureur Svein Holden.

Photo: Stian Lysberg Solum, Reuters

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Tuerie en Norvège

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Tuerie en Norvège

La Norvège, l'un des pays les plus sûrs au monde, a été frappée le 22 juillet par ses plus lourdes attaques depuis la Seconde Guerre mondiale. Une bombe a d'abord explosé au centre-ville d'Oslo, puis une fusillade a tourné au carnage, sur l'île d'Utoya, près d'Oslo. »

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Agence France-Presse
Oslo

Le procès d'Anders Behring Breivik, jugé pour la mort de 77 personnes l'an dernier, a longuement abordé mercredi le jeu de rôles World of Warcraft auquel l'extrémiste a joué de manière intensive avant le carnage, mais sur lequel il s'est montré peu disert devant la justice à Oslo.

À de maintes reprises, l'accusation a tenté de faire parler Breivik de sa pratique assidue du jeu dans les années qui ont précédé les attaques du 22 juillet 2011, se heurtant le plus souvent au mutisme de l'intéressé.

« World of Warcraft n'a rien à voir avec le 22 juillet », a dit l'accusé. « Le Parquet tente seulement de me ridiculiser », a-t-il ajouté, éteignant même à un moment son micro, excédé par les questions insistantes du procureur Svein Holden.

Dans le passé, Breivik a expliqué avoir pris une année sabbatique en 2006 pour s'adonner entièrement à ce jeu en réseau, planté dans un univers médiéval fantastique et généralement considéré comme non-violent, y consacrant jusqu'à 16 ou 17 heures par jour.

Mercredi, la Cour s'est vu présenter des preuves démontrant qu'il avait continué d'y jouer intensivement jusqu'en février 2011, quelques mois seulement avant de placer une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, puis d'ouvrir le feu sur de jeunes travaillistes réunis sur l'île d'Utoya.

Ces deux attaques avaient fait 77 morts, des adolescents pour la plupart.

Sans faire le procès des jeux vidéo, le procureur a expliqué au cours d'un point de presse après l'audience que ses questions visaient à mettre en lumière des incohérences dans les explications de Breivik et à aider à déterminer son état de santé mentale.

Breivik affirme en effet s'être consacré à l'écriture « à plein temps » de son manifeste idéologique à partir de 2007, une activité a priori peu compatible avec la pratique assidue de World of Warcraft. Or, en 2008, il écrivait aussi s'être consacré « non stop » au jeu.

Face à cette contradiction apparente, l'extrémiste de 33 ans s'est défendu en expliquant avoir jonglé entre son manifeste et les jeux.

« Vous être procureur à plein temps et pourtant vous avez certainement des passe-temps quand vous rentrez chez vous le soir », a-t-il répliqué à M. Holden.




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