Breivik réclame la peine de mort ou l'acquittement

«Il n'y a que deux issues justes dans... (Photo: Heiko Junge, Reuters)

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«Il n'y a que deux issues justes dans cette affaire : l'acquittement ou la peine de mort», a déclaré Breivik (que l'on voit ici à la gauche de son avocat), interrogé par la procureure, Mme Inga Bejer Engh.

Photo: Heiko Junge, Reuters

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Tuerie en Norvège

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Tuerie en Norvège

La Norvège, l'un des pays les plus sûrs au monde, a été frappée le 22 juillet par ses plus lourdes attaques depuis la Seconde Guerre mondiale. Une bombe a d'abord explosé au centre-ville d'Oslo, puis une fusillade a tourné au carnage, sur l'île d'Utoya, près d'Oslo. »

Pierre-Henry Deshayes
Agence France-Presse
Oslo

Anders Behring Breivik, jugé pour le massacre de 77 personnes en Norvège, a estimé mercredi que la peine de mort ou l'acquittement étaient les deux seules «issues justes» dans son cas.

Au troisième jour de son procès, l'extrémiste de droite a aussi assuré que les deux autres «cellules» dont il évoque régulièrement l'existence pourraient frapper la Norvège à tout moment, une affirmation à laquelle les procureurs ont dit ne pas croire.

«Il n'y a que deux issues justes dans cette affaire : l'acquittement ou la peine de mort», a déclaré Breivik, interrogé par la procureure, Mme Inga Bejer Engh.

«Une peine de prison de 21 ans est pathétique», a-t-il dit, précisant qu'il rejetterait une telle condamnation. «Je ne souhaite pas (la peine de mort, NDLR), mais j'aurais respecté le verdict».

La peine de mort n'existe pas en Norvège.

S'il est déclaré pénalement responsable à l'issue de son procès de 10 semaines, dans lequel il est poursuivi pour «actes de terrorisme», l'extrémiste de 33 ans encourt 21 ans de prison, une peine qui peut être prolongée indéfiniment s'il reste considéré comme une menace à l'issue de cette période.

Si en revanche les cinq juges du tribunal d'Oslo le déclarent irresponsable dans leur jugement attendu en juillet, il risque l'internement psychiatrique.

Puis, interrogé par le procureur sur le fait de savoir si les deux «cellules» qu'il évoque régulièrement existent vraiment et s'il y avait des raisons de craindre qu'elles puissent frapper la Norvège à tout moment, il a répondu par l'affirmative à deux reprises.

«Je ne suis qu'un militant nationaliste parmi beaucoup d'autres», a expliqué Breivik. «Si nos demandes ne sont pas satisfaites et si le parti travailliste ne cesse de détruire la culture norvégienne, cela se reproduira», a-t-il affirmé en évoquant ses attaques.

«Nous ne croyons pas qu'il y ait d'autres cellules», a toutefois déclaré le deuxième procureur chargé de l'affaire, Svein Holden, au cours d'un point de presse à l'issue de l'audience.

Le 22 juillet, Breivik avait tué 77 personnes, essentiellement des adolescents, en tirant sur de jeunes travaillistes réunis en camp d'été sur l'île d'Utoya, près d'Oslo, juste après avoir fait exploser une bombe près du siège du gouvernement norvégien.

Se présentant comme «un fantassin» en guerre pour protéger «les Norvégiens de souche» contre «l'invasion musulmane», l'extrémiste a reconnu les faits mais refuse de plaider coupable.




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