Un collectif soutenu par Snowden veut protéger les citoyens

David Miranda discute via vidéo avec son compagnon, le... (PHOTO AFP)

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David Miranda discute via vidéo avec son compagnon, le journaliste d'investigation Glenn Greenwald, qui a été le premier journaliste à publier les révélations d'Edward Snowden, jeudi à New York.

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Agence France-Presse
New York

Un collectif soutenu par l'informaticien Edward Snowden travaille actuellement, avec plusieurs gouvernements notamment, à un traité international qui protégerait la vie privée des citoyens ainsi que les lanceurs d'alerte, a annoncé jeudi l'activiste brésilien David Miranda, à la tête du projet.

M. Miranda a souligné que dans de nombreux pays, des lois élargissant les prérogatives du renseignement avaient été adoptées ces dernières années, notamment en France, au détriment des libertés individuelles.

«Ce qui importe, ce n'est pas ce que veulent les pays, c'est ce que veulent les citoyens de ces pays», a lancé l'activiste qui avait recueilli plus d'un million de signatures pour accueillir Edward Snowden au Brésil.

M. Miranda a indiqué avoir transmis un document de travail à des représentants de plusieurs gouvernements, afin d'échanger avec eux sur son contenu.

Une fois le texte finalisé, le collectif espère qu'il pourra être porté par les Nations unies, afin de faciliter l'adhésion d'un grand nombre de pays.

Des dirigeants devraient communiquer sur cette collaboration «cette semaine ou la semaine prochaine», a assuré l'activiste brésilien.

Outre M. Miranda, le projet est porté par son compagnon, le journaliste d'investigation américain Glenn Greenwald, ainsi que par la réalisatrice de documentaires américaine Laura Poitras.

«Nous avons changé de culture. On peut désormais parler de choses qui, si on les avait évoquées dans une conversation il y a cinq ans nous auraient fait passer pour un conspirationniste», a affirmé, par visioconférence, Edward Snowden, l'informaticien américain à l'origine de révélations sur les programmes secrets de surveillance de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA).

Inculpé dans son pays, Edward Snowden est actuellement exilé en Russie, d'où il s'exprimait.

«Ce changement culturel étant effectif, nous devons maintenant déterminer quelles propositions concrètes nous allons faire» pour changer les choses, a poursuivi le trentenaire, dans un discours très structuré.

Il a salué la loi, adoptée début juin par le Congrès américain, qui a privé la NSA d'une partie de ses prérogatives en matière de collectes de données privées, tout en prévenant qu'il ne s'agissait que de «premiers pas».

«Nous devons avoir un débat et faire des propositions pour définir nos droits» en matière de libertés individuelles, a-t-il dit en soutien au projet de traité.

Il a rappelé que lors d'auditions, des dirigeants de la NSA avait reconnu que «ces programmes ne sauvaient pas de vies.»

«La surveillance de masse n'a jamais contribué à une enquête terroriste aux États-Unis», a ajouté M. Snowden.

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