Scotland Yard a prêté un cheval à une protégée de Murdoch

Dossiers >

Scandale des écoutes

International

Scandale des écoutes

Le scandale des écoutes téléphoniques qui a sonné le glas de News of the World et qui secoue l'empire médiatique de Rupert Murdoch. »

Rupert Murdoch et Rebekah Brooks à Londres en juillet... (Photo: Reuters)

Agrandir

Rupert Murdoch et Rebekah Brooks à Londres en juillet dernier, au plus haut du scandale des écoutes.

Photo: Reuters

Agence France-Presse
Londres

Scotland Yard a reconnu mardi avoir prêté un cheval à Rebekah Brooks à l'époque où cette protégée de Rupert Murdoch dirigeait la branche britannique de son empire de presse, dont les liens avec la police sont actuellement scrutés par une commission d'enquête.

Grande amatrice de chevaux et mariée à un entraîneur, la journaliste, qui a démissionné en juillet de News International à la suite du scandale des écoutes téléphoniques, a pris en pension l'animal en 2008, celui-ci ayant fini son service au sein de la police montée, a indiqué un porte-parole de Scotland Yard.

«Quand un cheval est mis à la retraite, la police montée lui cherche un endroit approprié pour finir ses vieux jours», a-t-il expliqué.

«La personne à laquelle est confié l'animal a la responsabilité de le nourrir et doit payer les soins vétérinaires», a-t-il ajouté. «Mais le cheval reste la propriété de la police».

L'animal est ainsi revenu à un officier de police en 2010, soit plusieurs mois avant que de nouvelles investigations ne relancent l'affaire des écoutes pratiquées par le News of the World (NotW), tabloïde du groupe Murdoch contraint à la fermeture à cause du scandale.

«C'était un acte charitable de la part de Rebekah, car ce cheval aurait fini autrement chez l'équarisseur», a souligné un porte-parole de la journaliste. Rebekah Brooks, 43 ans, arrêtée cet été dans le cadre des investigations sur les écoutes, est actuellement en liberté conditionnelle.

La commission Levenson, chargée par le gouvernement d'examiner les pratiques de la presse, a commencé à se pencher sur les liens entre les médias et la police.

Lors d'une audition lundi, une responsable de la police a affirmé qu'il existait au Sun, autre tabloïde du groupe Murdoch, «une culture» établie consistant à payer des policiers, des militaires et autres fonctionnaires en échange d'informations.

Depuis novembre, les policiers qui enquêtent sur ces paiements ont arrêté dix actuels ou ex-journalistes du quotidien.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer