L'émissaire américain rencontre séparément Palestiniens et Israéliens

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L'envoyé américain Martin Indyk (photo, en compagnie de John Kerry).

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Pourparlers israélo-palestiniens
Pourparlers israélo-palestiniens

Restez à l'affût des derniers développements des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens consultant notre dossier. »

Agence France-Presse
Jérusalem

L'émissaire américain Martin Indyk a rencontré séparément vendredi les négociateurs palestiniens et israéliens, au lendemain d'une réunion tripartite qui n'a pas permis de débloquer le processus de paix, a-t-on appris de source palestinienne.

M. Indyk s'est entretenu à Jéricho (Cisjordanie) à la mi-journée avec le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, a précisé une source palestinienne, sans fournir de détail sur l'entretien.

Côté israélien, aucune confirmation n'a pu être obtenue d'une entrevue avec M. Indyk.

Selon des médias israéliens, une nouvelle réunion tripartite pourrait avoir lieu dans les prochains jours.

Les discussions entre les trois parties jeudi soir dans un hôtel de Jérusalem, se sont révélé «très difficiles», a confié à l'AFP un responsable palestinien sous couvert de l'anonymat, assurant que le fossé restait «très large».

«Il n'y a eu aucune percée», a-t-il dit.

Israéliens et Palestiniens multiplient les gestes d'hostilité depuis qu'Israël a refusé de libérer comme prévu le 29 mars un dernier contingent de prisonniers en réclamant une prolongation des négociations de paix au-delà de l'échéance prévue du 29 avril.

Les deux parties «travaillent à un accord qui leur permettrait de prolonger les négociations» au-delà de cette date butoir, a déclaré cette semaine la porte-parole du département d'Etat Jen Psaki.

Le président palestinien Mahmoud Abbas s'est dit disposé à prolonger les pourparlers jusqu'à la fin de l'année, comme le réclament Israël et la diplomatie américaine.

Mais il a exigé pour cela que le gouvernement israélien relâche, comme il s'y était engagé, le dernier groupe de détenus, qu'il gèle la colonisation et qu'il accepte de consacrer les trois premiers mois des nouvelles négociations «à une discussion sérieuse sur les frontières».

Les Palestiniens veulent un Etat sur les lignes d'avant l'occupation israélienne de la bande de Gaza et de la Cisjordanie conquises durant la Guerre des Six jours en juin 1967.

Depuis leur relance le 29 juillet 2013 sous l'égide du secrétaire d'État américain John Kerry, les pourparlers de paix piétinent sur l'ensemble des questions au coeur du conflit: les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

Pour nombre de commentateurs, M. Kerry a d'ores et déjà échoué dans ses efforts acharnés pour faire avancer, au milieu du scepticisme général, le processus de paix.

«Il pensait obtenir un accord de paix, puis il s'est limité à un «accord-cadre» avant d'en venir à une simple proposition américaine pour un «accord-cadre», puis enfin à de vagues idées», a ironisé l'influent commentateur du Yediot Ahoronot Nahum Barnéa égrenant les reculs successifs de M. Kerry.

«En fin de compte, tout le prestige des États-Unis est investi dans un marchandage marginal et contestable, qui va seulement prolonger la torture mutuelle», s'est-il désolé, en comparant John Kerry à un joueur de casino compulsif «qui met tout son argent sur la roulette en espérant qu'elle s'arrête à un moment sur son numéro».




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