Israël: les négociations au point mort

Des manifestants palestiniens ont affronté des policiers israéliens... (Photo: Reuters)

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Des manifestants palestiniens ont affronté des policiers israéliens en fin de semaine, à Ramallah, pour protester contre le refus d'Israël de relâcher des prisonniers palestiniens.

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Pourparlers israélo-palestiniens
Pourparlers israélo-palestiniens

Restez à l'affût des derniers développements des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens consultant notre dossier. »

Daphne ROUSSEAU, Philippe AGRET
Agence France-Presse
JÉRUSALEM

La rencontre tripartite organisée dimanche entre négociateurs israéliens et palestiniens et l'émissaire américain Martin Indyk pour tenter de sauver les pourparlers de paix n'a débouché sur aucune avancée, ont indiqué à l'AFP des sources palestiniennes.

«La crise continue. Durant toute la réunion, les Israéliens ont menacé les Palestiniens et aucune solution n'a été trouvée à la crise», ont déclaré des responsables palestiniens sous couvert de l'anonymat dans la nuit de dimanche à lundi.

La réunion entre Martin Indyk, la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, chargée des négociations, et le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a eu lieu à Jérusalem et a duré plusieurs heures.

Selon les mêmes sources, la partie israélienne a refusé de relâcher des prisonniers palestiniens tant que les Palestiniens ne suspendraient pas leurs demandes d'adhésion à des traités internationaux.

Après le refus israélien de relâcher le 29 mars un contingent de détenus, comme prévu lors de la reprise des pourparlers de paix en juillet 2013 sous l'égide des États-Unis, le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé mardi l'adhésion de la Palestine à 15 conventions et traités internationaux, ce à quoi Israël a réagi en annulant les libérations.

«Ils ont refusé de libérer les prisonniers et c'est pourquoi il n'y a aucune avancée», ont souligné les sources palestiniennes.

Les Palestiniens avaient auparavant rejeté dimanche la responsabilité de l'impasse sur le camp israélien qui «veut faire traîner les négociations jusqu'à la fin des temps».

En échange de la libération des prisonniers, les Israéliens veulent que les Palestiniens s'engagent à poursuivre les négociations de paix au delà de la date butoir du 29 avril, ce que ces derniers refusent.

Vendredi, l'émissaire américain avait rencontré séparément Saëb Erakat et son homologue israélienne Tzipi Livni. La dernière réunion tripartite remontait à mercredi soir et s'était déjà terminée sur un constat de désaccord entre Israël et les Palestiniens.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lors du... (Photo: Reuters) - image 2.0

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Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lors du conseil des ministres, dimanche, en compagnie de sa collègue des Sports et de la Culture, Limor Livnat.

Photo: Reuters

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a menacé dimanche de prendre des «mesures unilatérales» en réponse à toutes les mesures unilatérales qu'ils (les Palestiniens) prendront».

Ces démarches palestiniennes «ne feront qu'éloigner un accord de paix», a martelé Benyamin Nétanyahou.

Retour à la routine 

Les Palestiniens ont jusqu'à présent rejeté les appels du secrétaire d'État américain, John Kerry, et d'Israël à renoncer à leurs démarches internationales, rendues possibles par l'accession de la Palestine au statut d'État observateur à l'ONU fin 2012.

Aux termes de l'accord conclu en juillet sous la houlette de M. Kerry, les Palestiniens avaient consenti à suspendre toute démarche d'adhésion aux organisations et conventions internationales pendant les neuf mois impartis aux pourparlers, en échange de la libération par Israël de quatre contingents de prisonniers incarcérés avant 1993. Mais seuls trois groupes ont été relâchés.

«L'accord qui était sur la table la semaine dernière n'est plus d'actualité et Israël se prépare à reprendre ses relations de routine avec les Palestiniens, semblables à celles d'avant la reprise des négociations il y a neuf mois», a affirmé une source israélienne proche des négociations au site d'information israélien Ynet.

Cette même source a par ailleurs émis des doutes sur la volonté des États-Unis de s'impliquer davantage dans ces négociations en crise, affirmant sentir un «tiédissement» du côté des Américains.

M. Kerry, qui n'a pas ménagé ses efforts pour faire avancer les discussions depuis juillet, a admis ce week-end qu'il y avait des «limites au temps et aux efforts» que Washington pouvait consacrer à ce dossier, après avoir tenté de convaincre les deux parties de dépasser leurs divergences.

M. Nétanyahou a de nouveau accusé dimanche les Palestiniens d'avoir fait capoter la dernière tentative d'accord en refusant d'engager des négociations sur le «caractère juif de l'État d'Israël».

Selon les médias israéliens, en représailles aux démarches palestiniennes, le gouvernement s'apprêterait à prendre une série de sanctions contre les Palestiniens.

M. Nétanyahou et son ministre de la Défense Moshé Yaalon ont demandé à l'administration militaire dans les Territoires palestiniens de proposer une série de mesures punitives, selon le quotidien Haaretz.

Israël compterait accroître les restrictions sur les activités des Palestiniens en Cisjordanie et pourrait également de nouveau bloquer le transfert de taxes collectées pour le compte de l'Autorité palestinienne.

Le Parlement israélien doit débattre lundi de la crise du processus de paix.




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