La trêve tient à Gaza, nouvelle chance pour les négociations

Les échanges de coups de feu qui ont... (Photo IBRAHEEM ABU MUSTAFA, REUTERS)

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Les échanges de coups de feu qui ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi ont rappelé la fragilité de la trêve dans la bande de Gaza, où la guerre déclenchée le 8 juillet par Israël pour faire cesser les tirs de roquettes et détruire les tunnels du Hamas a tué 1961 Palestiniens, très majoritairement des civils, et 64 soldats et trois civils côté israélien.

Photo IBRAHEEM ABU MUSTAFA, REUTERS

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Offensive israélienne à Gaza

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Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

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Laurent LOZANO, Sakher ABOU EL OUN
Agence France-Presse
Gaza

La trêve tenait jeudi entre Israël et le Hamas, après des craintes suscitées par des tirs de roquettes et des raids aériens durant la nuit, donnant une chance aux négociations au Caire de solidifier cette pause des combats.

La fragile trêve a failli voler en éclats comme toutes les précédentes, avec de nouveaux tirs de roquettes sur Israël et des frappes aériennes sur l'enclave côtière dans la nuit de mercredi à jeudi alors même qu'était annoncée au Caire la prolongation pour cinq jours d'un cessez-le-feu scrupuleusement respecté de part et d'autre depuis lundi.

Mais les armes se sont à nouveau tues jeudi matin et Gaza revenait à un semblant de vie aussi normale que possible, certains habitants ne cachant toutefois pas leur scepticisme face aux soubresauts des négociations et à la succession de cessez-le-feu éphémères.

«Ce cessez-le-feu est une absurdité. Nous voulons de la stabilité ici, ne pas avoir à revenir et repartir chaque jour, dormir là une nuit et ailleurs le lendemain. Vous le voyez, bien ma maison est détruite, nos vies sont détruites», soupire Mohammed Ibrahim à Chajaya, banlieue à l'est de la ville de Gaza.

Cesser de jouer sur les mots

Si les pourparlers sont prolongés au Caire, l'armée israélienne se tient prête à toute éventualité «parce que les opérations ne sont pas encore terminées». Des bruits de bottes qui «ne font pas peur» au Hamas, a rétorqué un porte-parole à Gaza.

Mais malgré les vociférations des deux camps, le médiateur égyptien a annoncé mercredi soir une prolongation pour cinq jours du cessez-le-feu. Depuis, Israéliens et Palestiniens ont quitté Le Caire, où les seconds ont annoncé qu'ils seraient de retour samedi soir.

L'Égypte, dont les relations avec le Hamas sont au plus bas, tente d'arracher aux deux parties aux exigences irréconciliables un compromis pour mettre un terme au cycle de violence à sa frontière.

Ses responsables font la navette entre négociateurs israéliens et palestiniens, les premiers réclamant la démilitarisation de l'enclave palestinienne et les seconds faisant de la levée du blocus imposé depuis sept ans par Israël à 1,8 million de Gazaouis une condition sine qua non à tout arrêt des hostilités.

Khalil al-Haya, membre du bureau politique du Hamas, a répété jeudi les exigences des Palestiniens : «une levée du blocus définitive et permanente» et une ouverture sur la mer, estimant qu'il n'était «pas du droit de l'ennemi de nous priver de notre port».

Il a cependant souligné qu'il y avait «encore de réelles chances de parvenir à un accord», précisant qu'il fallait pour cela que «l'ennemi cesse de jouer sur les mots». À plusieurs reprises, les Palestiniens ont affirmé que les négociations avaient échoué en raison d'une reformulation de dernière minute opérée les Israéliens.

Les deux parties se sont laissées jusqu'à mardi à minuit pour négocier.

Le cabinet de sécurité du gouvernement israélien s'est réuni jeudi soir à Tel-Aviv pour évoquer la suite à donner à l'opération et aux négociations en cours au Caire et doit reprendre ses discussions, dont rien n'a filtré, vendredi matin, selon les médias israéliens.

Nouvelles discussions dans un mois?

Les deux parties pourraient se diriger vers un compromis qui confierait à l'Autorité palestinienne, tout juste réconciliée avec le Hamas, la responsabilité des futures négociations et des frontières de Gaza.

Selon un document que l'AFP a consulté, ce que les Égyptiens proposent, c'est avant tout un sursis : après l'obtention d'un cessez-le-feu permanent, ils invitent à de nouvelles discussions dans un mois. Alors seraient discutés les principaux points de blocage : l'ouverture d'un port et d'un aéroport et la restitution par le Hamas des corps de deux soldats israéliens tués contre la libération de prisonniers palestiniens.

Le Caire propose enfin que la zone tampon le long de la frontière entre Gaza et Israël soit graduellement rétrécie et placée sous la surveillance des forces de l'ordre de l'Autorité palestinienne. Quant à la levée du blocus, le document égyptien reste vague, se contentant de dire que des points de passage fermés seraient ouverts aux termes d'accords entre Israël et l'Autorité palestinienne.




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