Quatre des cinq Américains libérés n'ont pas encore quitté l'Iran

Jason Rezaian avait été arrêté en juillet 2014. Accusé... (ARCHIVES THE WASHINGTON POST)

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Jason Rezaian avait été arrêté en juillet 2014. Accusé d'espionnage, il a été condamné fin 2015 à une peine de prison dont la durée n'a jamais été annoncée publiquement.

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Nucléaire iranien

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Bradley Klapper, Matthew Lee, Ali Akbar Dareini
Associated Press
Vienne

Le journaliste du Washington Post Jason Rezaian ainsi que trois autres prisonniers irano-américains ont été libérés par l'Iran en échange de sept prisonniers iraniens aux États-Unis, ont annoncé des responsables, samedi, alors que l'entente nucléaire historique avec Téhéran entrait officiellement en vigueur.

L'identité de trois prisonniers a été confirmée par des sources judiciaires iraniennes. Il s'agit du journaliste Jason Rezaian, de l'ancien membre de la marine Amir Hekmati et du pasteur Saeed Abidini.

Le nom de la quatrième personne qui devait quitter la prison demeure toujours incertain. La télévision d'État dit qu'il s'agit de Siamak Namazi, homme d'affaires et fils de l'ancien gouverneur de la province iranienne de Khouzistan. Or, l'agence de presse IRNA affirme que c'est plutôt Nosratollah Khosravi-Roodsari.

Les ex-détenus seront transportés en Suisse, puis emmenés à une base militaire américaine en Allemagne pour recevoir des soins médicaux.

La femme et la mère de M. Rezaian devrait être présentes dans l'avion suisse.

Un cinquième Américain, un étudiant, a été libéré samedi en marge de l'échange de prisonniers. Matthew Trevithick était déjà en route pour la maison, ont indiqué samedi des sources américaines qui se sont exprimées sous couvert d'anonymat.

En échange des quatre Américains, les États-Unis accorderont le pardon à sept Iraniens - dont six ont la double-citoyenneté - ou laisseront tomber les accusations pesant contre eux pour avoir prétendument enfreint des sanctions américaines. Trois d'entre eux purgeaient une sentence d'emprisonnement et ont reçu le pardon ou une commutation de la peine. Trois autres étaient en attente de procès, et le dernier a accepté une entente de plaidoyer.

On ignore si ces individus quitteront le pays pour l'Iran. Ils sont libres de rester aux États-Unis.

Interpol retirera aussi des «alertes rouges», essentiellement des mandats d'arrestation, contre 14 fugitifs iraniens.

Cette annonce survient alors que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a certifié que l'Iran a rempli toutes les conditions prévues à l'entente nucléaire conclue entre six pays.

L'affaire conclut de plus une semaine intense en négociations diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran, avec l'arrestation de 10 officiers de la marine américaine et l'appréhension de leurs deux bateaux par l'Iran, dans le golfe Persique. Ils ont été relâchés en moins de 24 heures, après l'intervention de John Kerry auprès de son homologue iranien. L'administration Obama a affirmé que cette réussite était due au fait que le canal de communication était ouvert à cause des discussions nucléaires.

Le Washington Post a réagi à la nouvelle samedi, par voie de communiqué.

«Nous ne pourrions pas être plus heureux d'apprendre que Jason Rezaian a été libéré de la prison d'Evin. Nous aurons plus à partager une fois que nous aurons plus de détails et que nous pourrons confirmer que Jason a quitté l'Iran en toute sécurité», a déclaré Frederick J. Ryan, le rédacteur en chef.

Jason Rezaian, un citoyen iranien et américain, a été condamné lors d'un procès fermé, l'an dernier, pour espionnage et d'autres allégations liées. Le journaliste couvrait l'actualité iranienne pour le Washington Post, qui a nié les accusations, tout comme le gouvernement américain et M. Rezaian lui-même.

Selon la famille de Matthew Trevithick, l'étudiant du Massachusetts s'est rendu en Iran en septembre pour suivre un programme de langue de quatre mois dans un institut associé à l'université de Téhéran. La famille a indiqué qu'il avait été détenu durant 40 jours à la prison d'Evin, mais n'a pas précisé le motif.

Les négociations pour l'échange de prisonniers ont été menées séparément des discussions nucléaires, les responsables craignant que des citoyens soient utilisés comme monnaie d'échange et que leur libération soit retardée si les pourparlers à Vienne échouent.

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