La Chambre rejette symboliquement l'accord sur le nucléaire iranien

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«Cet accord est pire que tout ce que j'aurais pu imaginer», a déclaré John Boehner, président de la Chambre.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Chambre des représentants américaine, à majorité républicaine, a formellement rejeté vendredi l'accord nucléaire conclu avec l'Iran, une dénonciation futile, car les républicains avaient déjà perdu la partie la veille au Sénat, l'autre chambre du Congrès.

Les représentants ont rejeté vendredi, par 162 voix contre 269, une résolution d'approbation de l'accord conclu le 14 juillet à Vienne par les grandes puissances du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), l'Allemagne et l'Iran. Aucun républicain n'a voté pour, et 25 des 188 démocrates ont voté contre.

Les républicains ont insisté pour tenir ce vote, dont les résultats étaient prévisibles, afin de montrer qu'une minorité seulement des élus soutenait le président démocrate Barack Obama.

La veille, au Sénat, seuls 42 sénateurs sur 100, tous démocrates, avaient apporté leur soutien à l'accord nucléaire, une minorité suffisante pour faire obstruction à la tentative républicaine de bloquer l'accord.

Dans un second vote, la Chambre a ensuite adopté par 247 voix contre 186 une mesure interdisant au président Obama de lever la moindre sanction contre Téhéran, jusqu'à l'arrivée de son successeur, le 21 janvier 2017. Le texte reste, là encore, sans effet puisqu'il n'a pas de chance de passer au Sénat, mais il permet aux républicains de signifier leur rejet absolu des termes du pacte nucléaire.

«Cet accord est pire que tout ce que j'aurais pu imaginer», a déclaré John Boehner, président de la Chambre.

«Il garantit que l'Iran deviendra une puissance nucléaire, et il leur accorde 150 milliards de dollars pour financer tout ça!», a lancé le représentant républicain Paul Ryan. «Ce vote est l'occasion de vous mettre du bon côté de l'histoire», a-t-il lancé à ses collègues parlementaires.

Avant même l'expiration de la date limite d'examen par le Congrès fixée au 17 septembre, Barack Obama s'est réjoui jeudi de sa victoire et annoncé que l'accord vivrait.

«Cet accord entrera en vigueur», a dit vendredi le démocrate Sander Levin. «C'est un fait».

Mais les républicains ne cessent d'agiter la menace d'une revanche au plan judiciaire. Ils affirment qu'en n'ayant pas transmis aux parlementaires le protocole d'inspection confidentiel négocié entre Téhéran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'administration Obama a violé ses obligations envers le Congrès, ce qui rend selon eux toute suspension de sanctions illégale.

Des poursuites judiciaires contre l'exécutif sont possibles, a dit John Boehner jeudi.

«Nous ferons tout ce que nous pourrons pour le stopper. Nous serons créatifs», a promis Marco Rubio, sénateur et candidat aux primaires présidentielles, sur Fox News vendredi.

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