Washington n'espère pas convaincre Israël

Le Secrétaire à la Défense Ashton Carter salue... (Photo Carolyn Kaster, AFP)

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Le Secrétaire à la Défense Ashton Carter salue le directeur général de la Défense israélienne Dan Harel, venu l'accueillir à l'aéroport Ben Gourion, à Tel Aviv.

Photo Carolyn Kaster, AFP

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Nucléaire iranien

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Robert Burns
Associated Press
Tel Aviv, Israël

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, qui est de passage en Israël, n'espère pas convaincre l'administration Nétanyahou du bien-fondé de l'accord nucléaire conclu entre les grandes puissances et l'Iran. Il souhaite plutôt se concentrer sur l'aide supplémentaire que pourrait fournir Washington à Israël et ses autres alliés du Moyen-Orient afin d'assurer leur sécurité.

M. Carter a affirmé aux journalistes, dimanche, à bord de son avion en direction de Tel Aviv, que la stratégie des États-Unis à cet effet «n'avait pas changé» malgré l'accord avec la République islamique. L'administration Obama se réserve le droit d'utiliser l'armée contre l'Iran si nécessaire, a-t-il martelé - bien que l'entente sur le nucléaire vise à éviter cette avenue militaire.

M. Carter rencontrera le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, lundi, et le premier ministre Benyamin Nétanyahou, mardi.

Bombes atomiques

M. Nétanyahou a été l'un des plus fervents critiques de l'accord conclu avec l'Iran, qui permettra, selon lui, au pays de construire des bombes atomiques, menaçant ainsi la sécurité d'Israël.

M. Carter a reconnu qu'il ne «ferait pas changer d'idée» les Israéliens, ajoutant qu'ils seraient «en accord sur leurs désaccords».

«La question qu'on se pose est: si cet accord est censé rendre plus sécuritaire Israël et ses voisins, pourquoi devrions-nous être compensés?»

Benyamin Nétanyahou
Premier ministre israélien

Le secrétaire à la Défense a répété à maintes reprises lors de son intervention que l'entente de Vienne ne limitait en aucun cas la stratégie de défense des États-Unis ou sa présence militaire au Moyen-Orient. L'armée américaine a, sur le terrain, des avions de guerre, un porte-avion et des dizaines de milliers de soldats.

Il n'a toutefois pas précisé si son pays allait effectivement accroître sa présence dans la région. Les États-Unis possèdent actuellement des effectifs au Bahreïn, au Qatar et au Koweït.

M. Carter a malgré tout défendu la viabilité de l'accord nucléaire iranien. «C'est un bon accord. Il dissipe les éléments dangereux, menaçants et d'incertitude dans la région», a-t-il affirmé, ajoutant que l'Iran serait surveillée non seulement par les États-Unis, mais aussi par la communauté internationale.

Questionné sur l'idée d'une «compensation» à l'accord iranien sur le réseau américain ABC, M. Nétanyahou s'est montré sceptique. «La question qu'on se pose est: si cet accord est censé rendre plus sécuritaire Israël et ses voisins, pourquoi devrions-nous être compensés?», a-t-il lancé.

Plus tard cette semaine, M. Carter se rendra en Arabie saoudite et en Jordanie, où il s'entretiendra avec les dirigeants de ces pays sur le nucléaire iranien et sur leur campagne régionale contre le groupe armé État islamique en Syrie. Un pilote jordanien avait été capturé et tué par les extrémistes.

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