La reconnaissance d'Israël ne fait pas partie de l'accord, dit Obama

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Barack Obama a tenu à séparer le rôle de Téhéran au Moyen-Orient et l'accord de principe conclu jeudi dernier.

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Agence France-Presse
Washington

Le président américain Barack Obama a estimé lundi que demander à l'Iran de reconnaître l'État d'Israël dans le cadre de l'accord naissant sur son programme nucléaire serait une «erreur de jugement fondamentale».

Le président Obama, qui a engagé une offensive politique pour convaincre le Congrès de lui laisser les mains libres jusqu'au 30 juin, date avant laquelle l'accord avec Téhéran doit être finalisé, a indiqué à la radio américaine NPR que cette demande va au-delà du cadre des discussions en cours.

«Dire que nous devrions conditionner le fait que l'Iran n'acquiert pas l'arme nucléaire à un accord vérifiable dans lequel l'Iran reconnaîtrait Israël, cela revient à dire que nous ne signerons aucun accord, à moins que la nature du régime iranien ne change complètement», a dit le président américain.

«Et c'est, je pense, une erreur de jugement fondamentale.»

Il a également ajouté que l'Iran devait cesser de menacer Israël et de s'immiscer dans des conflits au Moyen-Orient, mais a tenu à séparer le rôle de Téhéran dans la région et l'accord de principe conclu jeudi dernier.

«Nous ne souhaitons pas que l'Iran se dote de l'arme atomique justement parce que nous ne pouvons pas anticiper la nature du changement du régime», a-t-il expliqué.

«Si soudain l'Iran se transformait en pays comme l'Allemagne, la Suède ou la France, alors il y aurait des discussions d'une autre nature sur ses infrastructures nucléaires.»

Le chef de la majorité républicaine du Sénat américain, Mitch McConnell, a de son côté dénoncé lundi des concessions de l'administration Obama à l'Iran et confirmé que le Sénat aurait son mot à dire sur l'accord final en préparation.

«Actes déstabilisateurs»

Barack Obama a assuré lundi que les États-Unis continueraient à coopérer avec leurs partenaires pour s'attaquer aux «actes déstabilisateurs» de l'Iran au Moyen-Orient, quelques jours après la conclusion d'un accord-cadre sur le programme nucléaire de Téhéran.

Lors d'une conversation téléphonique avec le sultan Qabous d'Oman, M. Obama a promis de «travailler avec Oman et d'autres partenaires régionaux pour s'attaquer aux activités déstabilisatrices de l'Iran dans la région», a indiqué la Maison-Blanche.

Plusieurs pays arabes estiment que l'Iran alimente les conflits et cherche à élargir son influence à travers ses alliés locaux en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen, notamment.

La semaine dernière, M. Obama a annoncé son intention de réunir à Camp David au printemps les dirigeants des monarchies du Golfe pour étudier le renforcement de la coopération et essayer de résoudre «les multiples conflits à l'origine de tant de souffrances et d'instabilité à travers le Moyen-Orient».

Selon l'accord de principe conclu la semaine dernière entre Téhéran et le groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Grande-Bretagne, France, Russie et Allemagne), l'Iran doit réduire considérablement le nombre de ses centrifugeuses en échange d'une suspension progressive des sanctions.

Cette entente est une percée majeure dans une crise internationale de douze ans, mais les Occidentaux ont souligné que tout pourrait être remis en cause en cas de non-respect des termes par Téhéran.

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