Nucléaire: l'Iran veut une levée immédiate des sanctions

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La police surveille l'endroit où ont lieu les rencontres. Les diplomates de l'Iran et du «5+1» doivent intensifier leurs négociations à Vienne dans les prochaines semaines.

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Agence France-Presse
Paris

L'Iran demande une levée immédiate de toutes les sanctions qui lui sont imposées par les pays occidentaux pour parvenir à un accord avec les grandes puissances sur son programme nucléaire, a déclaré mercredi le président de la Commission des Affaires étrangères du parlement iranien, Alaeddin Bouroujerdi.

«Les États-Unis s'attendent à ce que nous acceptions une levée graduelle des sanctions, mais, pour nous, cela est inacceptable», a affirmé le responsable iranien, en visite à Paris, au cours d'une conférence.

«Si, le 24 novembre, on veut obtenir un accord définitif, il doit prévoir une levée immédiate des sanctions», a-t-il ajouté.

L'Iran et le groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) doivent intensifier leurs négociations à Vienne dans les prochaines semaines dans l'espoir de conclure d'ici au 24 novembre un accord historique qui garantirait la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire de Téhéran.

En échange, l'Iran obtiendrait la levée des sanctions internationales qui asphyxient son économie, mais d'une façon graduelle, avec une suspension, puis une levée de ces sanctions, selon des sources diplomatiques.

Mais un diplomate occidental proche du dossier avait estimé lundi que les chances de parvenir à un accord avant la date butoir du 24 novembre étaient «assez faibles».

Les deux parties semblent avoir rapproché leurs positions sur certains points, notamment sur le réacteur à eau lourde d'Arak, et sur une augmentation du nombre des inspections des sites nucléaires iraniens.

Toutefois, les positions restent très éloignées sur la question cruciale des capacités iraniennes d'enrichissement de l'uranium, qui sert à alimenter les centrales nucléaires.

L'Iran a toujours nié vouloir se doter d'un arsenal nucléaire.

Par ailleurs, interrogé sur les relations avec l'Arabie saoudite, le responsable iranien a affirmé que son pays avait tendu la main au royaume wahhabite, notamment en dépêchant son vice-ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian à Ryad fin août.

Mais il a souligné que le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al-Fayçal, qui a rencontré son homologue iranien Mohammad Javad Zarif à New York le mois dernier, avait eu «des positions extrêmement négatives». Il a précisé que le ministre avait notamment considéré que l'avancée des rebelles chiites zaïdites d'Ansarullah au Yémen, que Téhéran dément soutenir, constituait «une menace» aux frontières du royaume.

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